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I Feel Good, une comédie burlesque qui chatouille les politiques

Publié le 23 septembre 2018 par Efflorescenceculturelle

Créée en 1954 par l'Abbé Pierre, l'association Emmaüs continue à faire parler d'elle, par ses actions, mais aussi son dynamisme porté par des compagnons toujours plus fidèles et nombreux. C'est d'ailleurs lors d'une visite anodine de l'Emmaüs de Lescar-Pau , que le duo de réalisateurs Benoit Delépine et Gustave Kerve r n a eu l'idée de cette nouvelle comédie intitulée . Une satire sociale, porteuse d'espoir.

Synopsis : Monique dirige une communauté Emmaüs près de Pau. Après plusieurs années d'absence, elle voit débarquer son frère, Jacques, un bon à rien qui n'a qu'une obsession : trouver l'idée qui le rendra riche. Plus que des retrouvailles familiales, ce sont deux visions du monde qui s'affrontent.

Benoit Delépine et Gustave Kerve r n ne sont pas à leur coup d'essai, après (2004), (2006), Louise Michel (2008), (2010) et plus récemment Saint Amour , le duo de r éalisateurs ne manque pas à l'appel de cette rentrée 2018. Les handicapés, les suicidaires, les marginaux, les déclassés sont d'autant de thèmes mais aussi , de valeurs humaines que ces deux trublions souhaitent partager avec leu r p ublic.

" Un film basé sur les rejetés et les déclassés "

Dans une interview accordée au journal breton Le Télégramme, ces deux derniers déclaraient : " Tous nos films sont basés sur les rejetés, les déclassés, ceu x vers qui nous voulons aller. " N e pas oublier ceux qui nous entourent, ceux que l' on n e voit pas, c'est un peu leur phil osophie et leur leitmotiv, déclare nt -ils un soir d'avant-première au Lux, une salle de cinéma à Caen. U n e transition toute faite et toute trouvée , avec leur nouveau film , qui, 64 ans après la création d'Emmaüs , redonne un coup de fouet à l'association tout en mettant à l'honneur des compagnons restés jusque-là dans l'ombre.

Cinq années d'écriture auront été nécessaires pour qu' puisse voir le jour, cinq ans pendant lesquels ils prend r I Feel Good ont conscience des changements sociétaux. " A vant, la personnalité préférée des Français, c'était l'Abbé Pierre. M aintenant, il s'agit de Cyril Hanouna, s auf que lui, il n'a pas encore réussi à meubler notre chambre " , finiront par préciser avec ironie les deux réalisateurs.

Une critique de l'individualisme

Une comédie en tout simplicité, où il est i nutile de chercher de nombreux champ contre champ, puisqu'il n'y en a qu'un précisera Benoît Delépine avec ironie. Une volonté assumée de ne tourner qu'avec des plans séquence, rendant la possibilité au spectateur de se focalise r sur l'élément qu'il souhaite. Ainsi, à la manière d'un bon vieux Chaplin, les deux réalisateurs font de ovie , libre à vous d'y voir une subtile connexion. r n. Une c ritique assumée de I Feel Good un feel good m l'individualisme exacerbé, mais aussi du capitalisme poussant chacun d'entre nous dans un consumérisme effréné et dans une quête acharnée du profit. " faisant l'unanimité auprès des spectateurs, il s'agit de délivrer un message fort ", souligne Gustave Kerve

Pour Benoît Delépine , s'il y avait une chose à retenir d' vivre modestement sans être forcément malheureux, que l'on soit beau, riche, jeune, vieux, con, le plus important est de se sentir à sa pl I Feel Good, " c'est qu'il est possible de , cette comédie s'est donnée pour vocation de ace ". A mi-chemin entre l'utopie et la dystopie faire ressortir l'espoir là où il n'y en a pas , ou du moins plus beaucoup . Une satire sociale et politique aux goûts du jour, d'autant plus poignante dans un contexte où traverser la rue suffit à décrocher un emploi. À défaut de traverser la rue ou même de trouver un emploi, rendez-vous en salle à partir du 26 septembre.

Antonin Bodiguel

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