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[Critique] L’OMBRE D’EMILY

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] L’OMBRE D’EMILY

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Titre original : A Simple Favor

Note:

★
★
★
½
☆

Origine : États-Unis
Réalisateur : Paul Feig
Distribution : Anna Kendrick, Blake Lively, Henry Golding, Andrew Rannells, Jean Smart, Bashir Saluhuddin, Joshua Satine, Ian Ho…
Genre : Thriller/Comédie/Adaptation
Date de sortie : 26 septembre 2018

Le Pitch :
C’est en venant de récupérer son fils à l’école que Stephanie, une jeune mère célibataire, fait la rencontre d’Emily, une autre maman pour le moins anti-conformiste. Attirée par son côté rebelle, Stephanie se rapproche d’Emily avec laquelle elle finit par devenir amie. Mais un jour, Emily disparaît subitement, laissant son mari et son petit garçon dans le désarroi le plus total. Que s’est-il passé ? Où est passée Emily ? C’est ce que Stephanie compte bien découvrir…

La Critique de L’Ombre d’Emily :

Réalisateur connu pour avoir chapeauté aux côtés de Judd Apatow la série culte Freaks & Geeks, Paul Feig a depuis mis en boite des films comme Mes Meilleures Amies, Spy ou encore l’infortuné remake de S.O.S. Fantômes. Feig qui revient aujourd’hui après l’échec de ce dernier, en changeant un petit peu de registre, lorgnant vers le thriller à tiroirs et délaissant du coup la comédie pure et dure…

LOmbre-dEmily-Blake-Lively

On a échangé nos mamans

Cela dit, Paul Feig ne bouleverse pas non plus totalement les choses concernant l’approche de son sujet. Si le livre de Darcey Bell qu’il adapte ici ne lui a pas non plus permis de faire comme avec Spy et de donner libre-court à ses idées comiques les plus farfelues, Feig garde quand même une marge de manœuvre pour mixer les genres et injecte une certaine légèreté à cette histoire de faux-semblants et de disparition énigmatique. Du coup, on assiste, dès lors que se dessinent les véritables desseins du métrage, à mi-parcours, à une relecture light du Gone Girl de David Fincher.
Ce qui n’est pas une mauvaise chose car si L’Ombre d’Emily n’a pas la force évocatrice et la même capacité à marquer les esprits que le film de Fincher, il n’en demeure pas moins un très honnête divertissement, peut-être moins malin qu’il semble le penser mais assez retors et bien troussé pour faire le job.

Vie volée

Positivement roublard, un peu maladroit quand il tente absolument de ne pas complètement délaisser le comédie au profit du thriller pur et dur, L’Ombre d’Emily s’avère suffisamment rythmé pour faire oublier sur le moment ses imperfections. Pour autant, c’est surtout l’abattage de ses deux actrices principales qui lui permet de s’élever au-dessus de la masse des productions du genre. Car ici, ce sont Blake Lively et Anna Kendrick les deux atouts principaux. La première s’arrange pour crever l’écran à chacune de ses apparitions et trouve son meilleur rôle à ce jour. Spectaculaire, sculpturale, elle exploite à merveille le matériau mis à sa disposition et propose une performance face à laquelle il est difficile de rester de marbre. Enjouée, elle parvient aussi à passer d’un registre à l’autre, totalement maître des émotions de son personnage qu’elle emmène dans plusieurs directions à la fois au fil des inclinaisons du scénario. En face, Anna Kendrick est tout aussi méritante même si son rôle est, disons, moins sensationnel. Mais c’est bien elle l’actrice principale. Cette mère de famille héroïque, dont l’enthousiasme cache bien des choses, que le film exploite pour avancer vers son dénouement. Et puis il faut aussi souligner que le duo fonctionne à merveille. Aussi différentes que complémentaires, Anna Kendrick et Blake Lively sont parfaitement à leur place. Et c’est la dynamique au centre de leurs interactions que l’on se doit de saluer quand vient le moment d’établir le bilan de ce thriller à tiroirs en forme de belle surprise.
Paul Feig de son côté, est en forme, même si sa mise en scène reste assez sage et que sa « patte » est moins marquée que pour Mes Meilleures Amies, son meilleur film à ce jour.
Dans tous les cas, il serait dommage de se priver de ce divertissement enlevé, visuellement pétillant, ludique et léger.

En Bref…
Un version allégée de Gone Girl faite de faux-semblants et autres tiroirs qui s’ouvrent et se referment au rythme d’une intrigue un peu artificielle mais efficace, L’Ombre d’Emily vaut surtout pour les numéros jubilatoires de ses deux actrices principales, qui justifient à elles seules l’achat du ticket.

@ Gilles Rolland

[Critique] L’OMBRE D’EMILY
   Crédits photos : Metropolitan FilmExport


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