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Mon image ne m’appartient pas - 2

Publié le 11 octobre 2018 par Paulo Lobo

Il y a des choses qui sont cachées, mais il ne faut surtout pas les chercher.

Quand je suis dans la rue, je marche dans la rue, je respire et je suis content d’être debout, de regarder et d’entendre.

Parfois j’écoute quelqu’un à l’arrêt de bus qui parle à voix haute, à voix très haute, en pleine conversation avec un interlocuteur invisible. Il est dans la rue et il parle très fort, il engage la conversation avec un ami, un parent qui se trouve à l’autre bout de la planète ou de la ville. Je n’ai pas besoin de tendre l’oreille, sa parole est forte et libérée. A tel point que tout le monde peut apprendre les problèmes qu’il a au bureau, même les noms de ses collègues, et aussi son espoir que tout sera réglé demain. Aucune gêne à devoiler aussi ouvertement une partie de son quotidien.

Décomplexé, dominateur, dédaigneux. Jeune et inconscient, surtout. 

Times they are changing.

Il est très étrange pour moi de constater que ce jeune homme aux oreillettes semble éprouver moins de gêne que par exemple deux autres personnes à ma droite qui sont en train de bavarder et qui murmurent doucement les choses qu’ils ont à se dire.

On ne vit pas tous dans la même bulle. On n’a pas tous la même vision du monde. On n’a pas tous les mêmes souvenirs et soupirs.

Au milieu de la foule, j’aime concentrer mes regards sur les individus, 

  • leurs différentes façons d’attendre, de bouger, de s’ennuyer ou au contraire de se presser.

La lumière les prend dans ses bras et les modèle à sa guise.

Qu’est-ce qu’ils pensent, quel est leur secret ?

Il y a des choses qui sont cachées, mais il ne faut surtout pas les chercher.

Mon image ne m’appartient pas - 2


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