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Critique Le Grand Bain : faut-il plonger sans hésiter ?

Publié le 14 octobre 2018 par Linfotoutcourt

Après un passage à Cannes à l'ombre des palmiers, Le Grand Bain est celui où se lance Gilles Lellouche pour sa première réalisation solo. Et il sait nager le bougre !

Vu les magnifiques exemples auxquels on a eu droit cette année, quand on nous parle d'aller voir une comédie française on a plutôt tendance à se dire " pourquoi moi, qu'est-ce que j'ai fait de mal ? ". Et après avoir sauté dans Le Grand Bain en se demandant si on a pied, on peut dire haut et fort qu'on sent comme un poisson dans l'eau.

En l'espace de quelques jours, Gilles Lellouche nous aura donc autant déçu devant la caméra qu'il nous aura ravi derrière. Pour sa première sans filet, il signe une comédie pétillante qui, certes ne révolutionne rien, mais fout une patate d'enfer pour parler sans chichis. Avec sa troupe de loosers magnifiques - expression que tu devrais voir écrite un peu partout, mais qui correspond parfaitement -, il nous livre un Full Monty à la française qui déborde de bons sentiments et de situations burlesques. On sourit et on rit, on rit et on sourit, et de temps en temps il y a du drame aussi.

Le Grand Bain et des nageurs splendides

Et si on ne peut que saluer le travail de mise en scène, certes un peu facile parfois, mais toujours éclatante et rythmé avec de belles idées ici et là, Le Grand Bain brille par un vrai effort d'écriture. Le scénario (coécrit avec Ahmed Hamidi et Julien Lambroschini) met ainsi en valeur ces quadras pathétiques au physique disgracieux sans jamais se moquer, sans jamais caricaturer, avec juste ce qu'il faut pour bien nous faire marrer.

Pour le coup, le casting cinq étoiles fait des merveilles. Mathieu Amalric en dépressif chronique, Guillaume Canet en éternel aigri, Jean-Hugues Anglande en Francis Lalanne raté, Benoît Poelvoorde en beau parleur fainéant, Philippe Katerine en empoté au grand cœur... l'attachement pour chacun est immédiat. Les seconds rôles sont écrits avec la même tendresse et on ne voudrait de Leïla Bekhti en entraîneuse pour rien au monde !

On est dans un pur feel good movie à la française qui additionne un scénario malin, une mise en scène flamboyante et une troupe au plaisir communicatif. On pourrait y trouver à redire, mais ça serait pinailler, alors autant juste profiter d'un Grand Bain qui fait du bien.

Le Grand Bain sort le 24 octobre 2018 dans nos salles.

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