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Lala Lala ‘ The Lamb

Publié le 15 octobre 2018 par Heepro @heepro

Lala Lala ‘ The LambDerrière ce candide pseudo se trouve en réalité Lillie West, une artiste londonienne expatriée depuis son adolescence aux États-Unis, où elle a entre autre suivi des études d’art en quittant Los Angeles pour Chicago. On l’aura compris, cela fait déjà beaucoup de changements, voire de bouleversements pour une seule personne !

Il y a deux ans, elle a sorti elle-même son premier album, Sleepyhead, avant de partir en tournée à travers le pays en parallèle de sa décision de laisser tomber l’alcool… Et nous voici à découvrir une nouvelle page de son œuvre.

Auteure-compositrice de The Lamb, c’est également elle qui chante, joue de la guitare et du synthé, tout en étant accompagnée à la basse et au micro par Emily Kempf, à la batterie par Ben Leach et au saxophone par Sen Morito, qu’ils ont enregistré dans l’Illinois, pour une certaine stabilité de West.

La guitare sur « Water over sex » me rappelle légèrement celle de New Order (qu’une autre Anglaise, Nabihah Iqbal, avait elle aussi remise au goût du jour l’an dernier sur son premier album). Pour sa part, « Dove » est l’une des chansons les plus calmes, ou plutôt apaisées, même si la voix de Lillie paraît planer au-dessus de nous, avec la plus grande nonchalance imaginable. C’est bien simple, « Dove » possède à elle seule un charme qui me laisse entrevoir tout un champ de possibilités pour la suite de la discographie de la Londonienne de Chicago.

Et puis il y a un je-ne-sais-quoi de Courtney Love dans Lala Lala, peut-être pas pour le côté écorchée-vive propre à l’Américaine mais plutôt parce qu’elle s’ouvre sans concession, laissant entrevoir ses failles ou ses cicatrices. Et aussi un peu de Keren O voire parfois du Yeah Yeah Yeahs, la furie en moins ! Les guitares sont, sur la majorité, omniprésentes et, surtout, amplement mises en avant.

En résumé, The Lamb est absolument un disque indé ou indie au sens classique du terme. Néanmoins, j’avoue que Lala Lala mériterait, pour son troisième album, de nous montrer cette partie en elle qui a l’air davantage optimiste et positive, en somme, plus chaleureuse. Car, aussi bon The Lamb se révèle-t-il après après plusieurs écoutes, je demeure persuadé de n’avoir découvert que l’une des facettes de Lillie West, comme l’indiquent autant le pseudo qu’elle s’est choisie que la photo intérieure de l’album, plus candide que jamais face à cet océan que représente l’avenir…

(in heepro.wordpress.com, le 15/10/2018)

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