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Brisa Roché ‘ Father

Publié le 18 octobre 2018 par Heepro @heepro

Brisa Roché ‘ FatherPremière rencontre avec l’Américaine – mais Française d’adoption puisque c’est à Paris qu’elle a fait ses débuts – Father me paraît tout de suite des plus familiers.

La photographie de Jean-Baptiste Mondino (cf celles en sépia pour Debut de Björk…) me rappelle l’époque soit provocante soit tout simplement nature de PJ Harvey… et ce parallèle ne semblera pas un pur hasard à l’écoute de cet album qui sonne par moment très Let England Shake dans l’âme (j’en veux pour preuve « Fuck my love » !). En 2018, plus personne ne s’émeut de voire une femme non épilée, et pourtant cela reste un geste fort que de l’assumer. C’est dire la personnalité de Brisa Roché !

Deuxième lien avec la chanteuse anglaise : la participation d’un certain John Parish, l’un des célèbres collaborateurs et amis de longue date de PJ Harvey, le batteur aidant à la production.

Cependant, attention : Brisa Roché est une chanteuse au timbre résolument folk, style qu’elle développe depuis toujours alors que l’artiste anglaise a seulement effectué une sorte de virage sur ses deux derniers albums. Là s’arrêtent donc les comparaisons.

D’ailleurs, Brisa Roché a également reçu l’aide d’un autre grand nom de la scène rock des années 2000 : Nick Zinner, également connu pour être l’un des membres du trio new-yorkais Yeah Yeah Yeahs, dont il s’éloigne volontiers, comme ici.

Tout cela pour nous dire que, si elle s’entoure de grands noms de la scène artistique internationale, Brisa Roché est sans hésitation une très grande artiste elle aussi bien que sa renommée reste confidentielle – même si en France nous pouvons nous targuer de l’avoir vue s’épanouir !

J’aime son rock épuré, j’aime sa voix très folk (« Patience »), j’aime cet album qui nous ouvre à un univers des plus personnels (« Before I’m gone »), en toute intimité (« Cypress »), et parfois sensualité aussi (« 48 »), le plus souvent avec nostalgie(« Blue night »). Tout ceci n’est pas sans me rappeler une autre grande artiste américaine, Tori Amos.

L’un des moments les plus poignants restera « Holy badness », qui nous permet de comprendre pourquoi l’album s’intitule Father : son père, ancien dealer, est mort alors qu’elle avait 16 ans à peine. Probablement le plus bel hommage qu’elle pouvait lui rendre, sans accusation ni excuses. Ou, quand badness rime avec madness

(in heepro.wordpress.com, le 18/10/2018)

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