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Meurtres en clair-obscur : Episode 26.

Par Pmazet

Meurtres en clair-obscur : Episode 26.

Episode 26 : Arrangement entre marchands d'armes

Le lendemain, Laplume laissa Giovanni tranquille. Ils avaient besoin de quelques temps pour trouver leurs repères. Il fila au " Petit Parisien " pour retrouver l'article concernant le crime du Rijksmuseum d'Amsterdam. En fait d'article, il s'agissait d'un encadré soulignant simplement que l'enquête ne serait pas simple puisque le crime n'avait pas eu lieu à cet endroit. L'affaire remontait à un an et demi. Emile resta perplexe un bon moment. Puis, il se mit à la recherche de l'auteur de l'encart. C'était un jeune pigiste qu'on avait mis à surveiller les dépêches d'agence de presse et qui s'était inspiré d'un communiqué de l'agence allemande " Continentale ". Il n'en savait guère plus. Heureusement, ce jeune homme maitrisait parfaitement la langue de Goethe. Il se vit aussitôt chargé d'essayer d'en apprendre plus. Même si l'hypothèse que ses trois crimes étaient liés prenait corps dans l'esprit de Laplume, toutes les autres pistes étaient loin d'être fermées. C'est pourquoi, il décida de rendre visite à son ami Clémenceau. Normalement, il devait recevoir son ami Basil Zaharoff (voir épisode 16), qui, semble-t-il, connaissait bien Verduni. Lorsqu'il arriva rue Franklin, les deux hommes s'apprêtaient à partir déjeuner au Grand Venise.

- Allez Emile, joins-toi à nous, même si je sais que tu préfères les bougnats !

Le voyage en taxi fut court. Le restaurant se situait rue de la Convention. Peu habitué des hauts lieux, Laplume ne se sentait pas très à l'aise dans ce décor où les statues d'angelots dominaient les banquettes moelleuses. Quand ils furent confortablement installés, en bon habitué des lieux, Clémenceau conseilla ses hôtes. Finalement, tout le monde se laissa tenter par un minestrone et une assiette de spaghetti alle vogonle. Basile n'avait pas encore desserré les dents. Quand le maitre se fut éclipsé, Clémenceau fit les présentations. Basile ouvrit enfin la bouche et s'exprima dans un français parfait.

- Ainsi, monsieur Laplume, vous vous passionnez pour la mort de Verduni ?

- Disons que son cadavre a gâché mon voyage en Italie.

- Je comprends, mais si vous cherchez le coupable chez ses ennemis, votre vie n'y suffira peut-être pas.

Clémenceau intervint.

- Mon ami adore les images, un peu excessives.

- A peine, Georges. Verduni est un des types les détestables qu'il m'ait été donné de rencontrer.

- Vous étiez en affaire avec lui ?

- Cela m'est arrivé et ca n'a jamais été facile. Un véritable rapace !

- Donc, une foule de suspects...

- Oui, car ses affaires étaient loin d'être toutes légales.

- Ce qui nous préoccupe, c'est la manière dont il a été tué. Il n'aurait pas été compliqué de l'abattre au pistolet ou au poignard dans un coin sombre de Rome ou d'ailleurs ! Savez-vous s'il appartenait à une secte satanique ou autre.

- L'individu ne se livrait pas facilement. Mais je me suis toujours demandé s'il agissait de son libre arbitre.

Clémenceau intervint.

- Tu veux nous dire qu'il agissait sur ordre ou pour le compte de quelqu'un d'autre ?

- Un peu oui.

- Qu'est-ce que te fait dire çà ?

- Tu sais bien Georges que je ne suis pas un ange de vertu. J'achète et je revends des armes. Bien sûr, d'abord pour mes compatriotes grecs, mais pas que ! Verduni avait la capacité de nous fournir du matériel de guerres : des fusils, des mitrailleuses de l'armée italienne et je ne suis pas sûr qu'il était totalement maitre de l'argent qu'il en retirait.

- Vous pensez qu'une partie s'évaporait.

- Oui, vers une organisation.

- Les Chemises noires.

- Je ne crois pas qu'il s'agissait d'une organisation politique.

- Mais alors où ?

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