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Alejandro Calderón – L’absolu

Par Stéphane Chabrières @schabrieres

Alejandro Calderón – L’absoluUn duvet d’écume délie son toucher
de lys, versant le devenir
dans la ronde du papillon léger
de la veilleuse, il défigure l’absolu,
sans affluent dans la contemplation
de lui-même ; ses âges ankylosés
dans l’ancre du crépuscule, détachés
de l’acoustique de son déplacement,
sculptent des phonèmes sur des léopards
fluctuants. Récolté de la couleur
du bambou, rouillé de tons
évanescents et fugitifs, il fait
étalage avec un soupçon d’écarlate,
dans les ruines d’angoisse de sa vie.

*

El absoluto

Pelusa de espuma afloja su tacto
de azucena, vertiendo el devenir
en la ronda de la mariposa ligera
de la vela, desfigura el absoluto,
sin afluente en la contemplación
de si mismo; sus edades anquilosadas
en el ancla del crepúsculo, desatadas
de la acústica de su desplazamiento,
tallan fonemas en fluctuosos
leopardos. Esquilmado en el color
del bambú, enmohecido de tonos
evanescentes y fugitivos, hace
alarde con recelo e escarlata,
en la ruinas de zozobra de la vida.

***

Alejandro Calderón (né à Arequipa, Pérou en 1960)Tsunami de la lumière: Tsunami de la luz (Calderon, 2017) – Traduction de l’espagnol par Nelly Détré avec la collaboration d’Evelyne Speiser revue par l’auteur.


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