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Les schizos-sociaux

Publié le 23 novembre 2018 par Le Journal De Personne

Nous sommes divisés sur tous les sujets.

Nous sommes les auteurs de nos propres divisions.

Nous sommes des diviseurs et des divisés qui ne se rencontrent jamais.

Et cette schizophrénie est visible et divisible à l’infini sur les réseaux sociaux.

Schizos parce que les uns comme les autres sont sociaux et asociaux en même temps et sous le même rapport.

Contradiction flagrante et navrante de notre époque.

Les uns cultivant le repli sur soi jusqu’au mépris d’autrui…

Les autres s’abreuvant du mépris de soi jusqu’à l’idolâtrie de tout autre que soi…

Nous sommes malades et cette maladie qui  fragmente notre diaphragme s’appelle : la comédie… la divine comédie.

En gilets rouges, en gilets verts ou en gilets jaunes, nous nous jouons la comédie du « je n’en peux plus » !

Trop c’est trop, pour les bergers comme pour le troupeau…

Les schizos-sociaux ne peuvent plus vivre sans accrocs, ni s’en sortir les crocs.

C’est autant fâcheux pour les fâchés que pour les fachos…

Les premiers se sont enfermés dans leurs vraies inhibitions et les seconds dans leurs fausses exhibitions.

Nul n’est content… ils sont tous mécontents. Tous les mêmes, à revenir toujours au même.

Ce qui les distingue c’est l’expression de leur dépression.

On dirait qu’ils sont fatigués d’exister, d’insister, de faire valoir leur raison, de revendiquer leur droit,

de se cogner contre le mur qu’ils ont eux-mêmes dressé.

Le mur des simulations…

Oui il s’agit bien d’une comédie, parce qu’au fond, plus personne n’y croit.

Et tout le monde se retrouve à l’étroit entre les paradis perdus et les lendemains qui chantent.

Entre l’impossible retour en arrière et la pitoyable marche en avant.

A vivre dans le déni de la réalité ou dans l’oubli de la vérité.

Nous n’avons peut être pas assez d’essence, mais surtout plus qu’assez de l’existence, de cette impossible coexistence

entre ceux qui ont les moyens de refaire l’histoire

et ceux qui veulent se donner les moyens de la défaire… au plus bas prix.

Comme si le monde et l’époque était un vieux couple, deux êtres qui ne supportent plus.

Les deux enclins au pire déclin !

Qui n’ont même plus la force, ni l’envie de se faire la guerre…

Ils n’échangent plus que sur twitter pour se dire, chacun à sa manière,

qu’il n’y a plus rien à faire ou plutôt si : tout foutre en l’air !

Comédie schizoïde d’un monde qui n’est plus capable que de décharges imprévisibles et brutales

pour rendre compte de ses frustrations accumulés ou de ses orgasmes simulés

à une époque qui bloque et débloque en même temps.


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