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[Dossier] Toulouse Game Show 2018 : Une année charnière…

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Dossier] Toulouse Game Show 2018 : Une année charnière…

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Nous avons bien cru que cette fois-ci l’accréditation n’arriverait jamais… Mais il faut dire que l’édition automnale du TGS 2018 n’avait pas démarré sous les meilleurs auspices…. Retour en arrière avec l’annonce faite durant le TGS Springbreak. Sean Bean, le célèbre acteur du Seigneur des Anneaux et de Game Of Thrones serait à Toulouse à la fin de l’année ! Après plusieurs éditions à espérer sa venue, nous allions enfin pouvoir rencontrer Boromir et Eddard Stark ! Oui bon, en fait non car Bean s’est empressé d’annuler. Ce que nous ne savions pas, c’est que derrière cette mauvaise nouvelle, néanmoins pas vraiment surprenante car le TGS a souvent dû par le passé faire face à de multiples annulations de stars, se jouait quelque chose de beaucoup plus décisif pour l’événement dans sa globalité…. Mais nous y reviendrons.

C’est donc 24h avant le début du TGS que les accréditations sont arrivées (après une ultime relance). Si j’insiste sur ce point, c’est que nous couvrons le TGS depuis plusieurs années déjà et que nous avons toujours eu des relations très amicales avec les organisateurs qui, même quand il fut pour eux impossible de nous proposer des interviews, ont toujours fait preuve de transparence et de générosité. Mais ce que nous ne savions pas, c’est que les organisateurs que nous connaissions justement, n’étaient pas les mêmes. Enfin, disons plutôt que certains, dont le plus connu, à savoir Sébastien Laurens, ne faisaient plus partie de la société TGS Événements au moment du début de la convention. Est-ce pour cela que je n’ai reçu pour réponse qu’un laconique « C’est envoyé ! » à mon dernier mail concernant les accréditations ? Probablement. Maintenant, j’aimerais bien qu’on me dise tout ce que la personne qui m’a répondu a fait avec le temps qu’elle a gagné en zappant les formes les plus élémentaires de politesse dans son message….
Mais bon, passons, car nous avons eu nos accréditations. Merci (ou il faut rester poli c’est important) !

Quand nous sommes arrivés, Nikkö et moi, le samedi matin, dans un contexte déjà pas évident, la galère commença quand il fallut trouver des places. Il était de coutume que les organisateurs (pas ceux de cette année donc) prévoient des emplacements pour les bloggeurs qui, comment nous, font de la publicité gratuite pour leur événement, mais pas cette année. Non, cette année, là où je me suis garé, j’étais presque plus près de chez moi que du Parc des expositions. Et encore, ce n’est rien comparé à la galère du dimanche, où la moitié des places étaient réquisitionnées par le stadium pour cause de match alors que les parkings même pas pleins du TGS étaient fermés à tous ceux qui n’avaient pas payé pour pouvoir en bénéficier. Bel état d’esprit.

Le samedi, une fois dedans, la désillusion fut encore plus grande. La salle de presse tout d’abord, habituellement adjacente à celle des invités, fut déplacée. Car cette année, visiblement, le mot d’ordre était de ne pas permettre à la presse d’approcher les invités. À part bien sûr Toulouse FM, également présent. Les « petits » étant tenu à l’écart. Au point qu’il fut même impossible de prendre une malheureuse photo d’Alyson Hannigan pendant la séance de dédicaces. Voici donc pour la peine une photo de l’actrice au Comic-Con de Phoenix en 2015, où il est possible de prendre des photos. Non mais franchement les gars, vous vous rendez compte de l’absurdité de la chose ? Même pas une photo de loin, rien… Vous pensez protéger les codes nucléaires ou bien ? Parce qu’il fallait voir la tronche du type qui nous a refusé l’accès… Alors oui, on aurait pu payer 500 euros pour rencontrer Alyson Hannigan mais faut peut-être pas déconner non plus. Mais au fond, ce n’est pas très grave. C’est juste une question de respect… Et de cohérence.

Rajoutons à cela que le dimanche, la moitié des guests avait déserté la place, que les cosplays étaient moins nombreux, qu’il n’y avait même pas de cérémonie d’ouverture pour accueillir convenablement les gens, que les conférences étaient moins nombreuses et que globalement, l’organisation était à l’arrache, et voilà qui donne une petite idée de la teneur du TGS de cette année.

Notez bien, et il suffit de nous relire pour s’en convaincre, que nous avons toujours pris plaisir à couvrir l’événement. À en parler en amont et à faire des reports. Grâce au TGS, nous avons rencontré des personnes admirables. Des confrères, des organisateurs et des célébrités. Désormais, On Rembobine va boycotter le TGS. À la place, nous irons au Popcom, l’événement créé par l’équipe de Sébastien Laurens, qui va donc remplacer le TGS Springbreak. Là au moins nous sommes sûr de retrouver le professionnalisme auquel nous étions habitués. Nous souhaitons néanmoins bonne chance aux organisateurs du TGS. Merci pour tout. Enfin presque…

Sur ce, je laisse la parole à Nikkö…

@ Gilles Rolland

[Dossier] Toulouse Game Show 2018 : Une année charnière…

C’est le printemps, les oiseaux bourgeonnent, les arbres font leur parade nuptiale et… non, on me fait signe que c’est mon accroche du TGS Springbreak. On recommence. C’est l’hiver, Noël approche, il fait froid, les arbres sont en sommeil et c’est l’époque où on ressort le plaid, le chocolat chaud à la cannelle et les films qu’on ne mate qu’à cette période. Et c’est aussi le moment où, comme chaque fois avec un plaisir non dissimulé, je parcours la route qui me sépare de la civilisation pour retrouver des gens costumés ou non, réunis en plusieurs chapelles mais au sein de la même communauté de passionnés d’une culture commune. Encore une fois, cette édition se déroule dans un contexte où l’actualité geek est riche entre séries (enfin, plutôt annulation de séries, comme par exemple Daredevil, Luke Cage et Iron Fist) et projets cinéma comme le foireux Venom, en espérant qu’Aquaman fasse mieux. Bon, ce n’est pas totalement la fête de ce point de vue, mais le TGS est là pour réchauffer les cœurs des geeks. Enfin ceux qui n’ont pas été bloqués dans les embouteillages. En plus, lors de l’édition précédente, il a été annoncé des gros invités comme Jonathan Frakes et Sean Bean. Mais des ombres commençaient alors à se dessiner au loin…

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Show et froid

Quelques mois après, la plus grosse star invitée, Sean Bean, attendu depuis des années, a dû annuler pour raison de tournage. Alors, en remplacement, ce sont Charisma Carpenter, Nicholas Brendon, Manu Bennett, Alyson Hannigan, Alexis Denisof qui sont annoncés. Les cœurs se réchauffent à nouveau, malgré l’annulation de Frakes et Denisof. Il faut dire que l’opportunité de rencontrer celle qui fut Willow dans Buffy Contre les Vampires, Lily Aldrin dans How I Met Your Mother et Michelle dans la saga American Pie ne se refuse pas.
Depuis les annonces, peu de choses filtrent et mi-novembre, la nouvelle tombe : le co-fondateur quitte TGS Évènements. Du coup, ce qui devait être l’édition 2019 du TGS Springbreak sera organisée par une autre association et portera le nom de Popcon. Ce chamboulement fait que l’édition de décembre 2018 du TGS n’est pas lancée dans les mêmes conditions et cela se ressent dès qu’on entre. Cette fois, contrairement aux éditions précédentes, pas de cérémonie d’ouverture. Pour les guests, les possibilités de les prendre en photos sur leurs stands sont très réduites et il faut passer pas plusieurs interlocuteurs pour finalement se faire gentiment écarter.
Peu de conférences au programme également et côté stands, c’est moins fourni aussi, même si on retrouve avec plaisir les orfèvres de Nous Sommes Des Héros ou le photographe Chris Spaceblue qu’on avait eu l’occasion d’interviewer précédemment. Plus surprenant aussi (bien que ça suive une tendance à la baisse aperçue depuis 2017), de moins en moins de cosplays et, à part un Thanos aussi réussi qu’impressionnant, pas grand-chose qui sorte de l’ordinaire.

Trois Gros Guests

Reste alors la conférence de samedi pour combler l’attente suscitée par les annonces d’invités. La patience est de mise, les quatre invités arrivent avec 20 minutes de retard, sans bande-annonce pour faire patienter (juste un spot de pub pour le Conseil Régional). On retrouve Nicholas Brendon moins en forme qu’à sa dernière apparition à Toulouse. Il n’intervient pas beaucoup, plus en retrait. Charisma Carpenter lance une petite private joke pour dire que son personnage dans Buffy et Angel (Cordelia Chase) mérite son propre spin-off. Elle se montre par la suite plus affable au micro de Toulouse FM. Manu Bennett est le plus bavard (le plus sollicité par ceux qui posent les questions). Le néo-zélandais est impressionnant physiquement. Vu dans les séries Spartacus et Arrow, il fut également Azog le Profanateur dans la saga du Hobbit (un rôle qui lui va à merveille, tant l’acteur impressionne par sa carrure et par sa voix). Il révèle qu’il était très nerveux au moment de rencontrer Peter Jackson et que ce dernier est arrivé sur le plateau pieds nus et détendu (la coolitude néo-zélandaise n’est pas un vain mot) et s’est montré à l’écoute des suggestions. On apprend également que les comédiens ont eu le scénario détaillé qu’au dernier moment car Jackson craignait les fuites (Avatar avait connu cette mésaventure). Pour incarner le chef des orks, Bennett s’est inspiré du requin des Dents de la Mer pour la posture et de Dark Vador pour la voix. Le rendu en tout cas est impressionnant.

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Alyson Hannigan n’est pas beaucoup sollicité par les spectateurs. Certes, elle est toujours aussi belle que dans les rôles qui l’ont fait connaître, mais elle est aussi en retrait. Elle raconte avoir connu Brendon peu avant le lancement de Buffy et qu’il l’avait rassurée quand elle était persuadée de s’être loupée durant la session de casting. Pour le reste, on a les traditionnels éléments de langage des acteurs en convention qui expliquent qu’ils sont tous restés amis. Certaines questions posées en anglais n’étaient pas traduites, et de toute façon, le brouhaha ambiant à côté de l’espace des conférences couvrait tout. Une jeune spectatrice a eu la chance de recevoir une accolade amicale par les invités et est reparti des étoiles plein les yeux, mais tout s’est rapidement terminé (20 minutes de retard, mais seulement un décalage de moins de 10 minutes à la fin, et c’était la seule conférence où les quatre invités étaient présents). L’heure vient alors de chercher quelques cosplays pour prendre des photos, avant de repartir. Sur le trajet du retour, héritage d’un passé récent où on voyait une foule déguisée, des cosplayers déguisés en Minions barrent la route à plusieurs reprises, enclenchant le bouton « nostalgie ».
Cette édition du TGS, orpheline d’un de ses organisateurs historiques et avec des annulations de poids, laisse un sentiment mitigé en raison de plusieurs couacs dus à des événements internes. En attendant, je remercie l’équipe du TGS, les organisateurs, et le service presse. C’est un plaisir de venir à chaque fois. Merci aux invités, et notamment Nicholas Brendon pour la poignée de main, c’était un plaisir de vous rencontrer. Merci à Gilles Rolland pour la confiance. Merci aux exposants et aux cosplayers pour avoir accepté d’être pris en photo.

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@ Nicolas Cambon


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