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Critique: In Fabric (les Arcs Film Festival)

Par Cinedingue @cinedingue

Critique: In Fabric (les Arcs Film Festival)

Durée 1h 58min De Peter Strickland Avec Marianne Jean-BaptisteGwendoline ChristieSidse Babett Knudsen plus Genres ThrillerEpouvante-horreur Nationalité Britannique Pas de date de sortie prévue La boutique de prêt-à-porter Dentley & Soper’s, son petit personnel versé dans les cérémonies occultes, ses commerciaux aux sourires carnassiers. Sa robe rouge, superbe, et aussi maudite qu’une maison bâtie sur un cimetière indien. De corps en corps, le morceau de tissu torture ses différent(e)s propriétaires avec un certain raffinement dans la cruauté. Quatre ans après le magnifique « The Duke Of Burgundy », l’Anglais Peter Strickland continue à creuser le sillon d’un Cinéma fétichiste à l’outrance avec un film peut-être encore plus jusqu’au boutiste. S’il nous intéresse au personnage incarné par Marianne Jean Baptiste, petite employée de banque à la recherche de l’âme soeur, c’est pour mieux nous berner. Le personnage principal n’est pas cette quadra en mal d’amour qui se fait plaisir en s’achetant une jolie robe rouge mais bien la robe rouge en elle même. Dans cet étrange magasin qui pourrait être cousin de l’école de danse de Suspiria, les vendeuses et le patron sont plus qu’étranges et les vêtements semblent avoir leur propre existence. Si message il y a dans cet étrange et peu accessible objet filmique, il serait sans doute une critique d’une société de consommation menant à la folie. Sur la forme, ce qui marque chez Strickland c’est son obsession de l’esthétique 70’s avec un travail assez dingue sur l’image et le son et son fétichisme qui n’est donc pas passager. Comme les fantaisies sexuelles des deux protagonistes de « The Duke of Burgundy » qui revenaient inlassablement , Strickland s’amuse ici à reproduire nombre incalculable d’éléments,à maintes reprises dans son film ( les numéros de téléphone, les spots TV, les entretiens avec les banquiers, …). Drôle, amusant ou déstabilisant selon les personnes, cet « In Fabric » est un film qui ne peut laisser indifférent. Toutefois, on peut légitimement se demander si Peter Strickland est capable de sortir de ce fétichisme pour aller vers quelque chose de plus accessible. 4 Publicités

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