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Page blanche

Par Chroma @Chroma_France
Romuald Fassenet Louis Vicari

Des mois et des mois de préparation et arrivé à ce jour, humilité devant les talents mondiaux qui seront rassemblés sous nos yeux qui ont une parfaite maîtrise de leur métier. Où l’on se rend compte que le Bocuse d’Or, c’est un peu comme dans les arts martiaux, pour gagner corps et esprit devront ne faire qu’un, car il n’y aura que des ceintures noires au sommet de leur art dans les boxes à Lyon.

Osons la comparaison, ne se bat-on pas en blanc dans les deux cas, couleur ayant remplacé l’ancien bleu de travail, idée qui nous vient de Paul Bocuse, qui voulait une tunique immaculée pour les cuisiniers ? Le 1er grade, ou dan, du chef, serait celui où on met de la technique. Il peut être comparé aux entraînements, aux « blancs » comme on les définit en langage de chefs. Le 2ème dan introduit la dualité, l’autre en nous-mêmes. L’artiste va se constituer une carapace pour les épreuves à venir et s’interroger sur ce qu’il veut montrer de lui-même au monde. Certains candidats, dont la France, ont des coachs psychologiques qui les accompagnent dès cette étape. Le coach technique (ci-dessus Romuald Fassenet, France, lors du Bocuse d’or Europe), tient un rôle prépondérant de cohésion au fur et à mesure de la préparation, la Team devant arriver à l’union de la technique, du corps et de l’esprit. Au 3ème dan, les émotions viscérales sont à présent contenues et l’équipe est soudée. Il faut dès lors travailler le physique pour tenir durant les 7 heures du concours (5 heures 30 sans la préparation, dès 7 heures du matin) et régler la cadence. Faire grandir le mental au 4ème cran. Le 5ème dan est la maîtrise parfaite de son art. Aux arts martiaux il y a encore cinq crans au-dessus, les grades y sont marque d’efficacité dans une perspective d’accomplissement personnel. A 5 jours de la compétition les dés sont jetés, il faudra désormais puiser les ressources au fond de soi-même pour tenir le choc. Mais quoi qu’il arrive, ces messieurs et dames (elles seront deux cette année, Corée du sud et Thaïlande) méritent notre estime pour ce qu’ils ont déjà accompli, les nombreux sacrifices consentis pour représenter le pays. Ceci personne ne leur enlèvera, ils ne seront plus jamais les mêmes après avoir participé au concours le plus dur du monde.


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