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The Johnnie Glaz String Band à la Grande Ourse, Saint-Agathon, le 27 janvier 2019

Publié le 29 janvier 2019 par Concerts-Review
The Johnnie Glaz String Band à la Grande Ourse, Saint-Agathon, le 27 janvier 2019

The Johnnie Glaz String Band à la Grande Ourse, Saint-Agathon, le 27 janvier 2019

Le bluegrass et la France!

Il y avait The Bluegrass Connection, (Bluegrass) Long Distance, dans les seventies, Eurograss ou Blue Railroad Train, plus tard, avec toujours un nom qui revient: celui du banjoïste Jean-Marie Redon.

Rien d'autre?

Mais, si, Jésus... Les Cactus Pickers, Moonshine Bluegrass Band, The Red Barn String Band, Howlin' Fox...etc, n'oublions pas le Laroche Bluegrass festival, dans les Alpes, qui d'ailleurs programme

Rachel Baiman ce 30 janvier.

Du côté breton on cite The Johnnie Glaz String Band, né en 2017.

Melrose les avait invités à Callac on the Rock en 2018, en ce début de soirée, ils inaugurent l'année 2019 à La Grande Ourse.


T'es certain qu'ils sont du Breizh?

Presque tous, Sam Hutchings, le luthier barbu, qui aurait pu jouer avec ZZ Top, ne parle pas le patois de Loudéac, il doit avoir quitté le UK avant le Brexit/Daniel Ross, le plus bavard , s'il fabrique des violons du côté de Plounéour-Ménez, est doté d'un léger accent dû à l'absorption de Guinness ou de Newcastle Brown Ale, les autres sont du coin :Jean-Michel Mesmin, un ancien bagnard,/ Jean-Mathurin Remi, un briseur de cordes et Olivier Steunou, un habitué des fest-noz.

La foule ne se pressait pas aux guichets de l'accueillante salle de la commune, dont le nom fait référence à Saint Gwéganton, une météo tempétueuse, Ouessant était balayé par des rafales montant à 140, Saint-Agathon devant se contenter de 101, avait incité les indigènes à demeurer au coin du feu.

Sur scène, un seul micro, comme au bon vieux temps des Foggy Mountain Boys, et comme il est question de strings, non, pas de fesses rebondies, Jeannot, on visualise des guitares ( acoustiques), violons, banjos, une mandoline, une contrebasse et dissimulé au fond du lavoir, un washboard.

17:30, voilà la bande à Johnny, l'un d'entre eux a probablement travaillé chez Bouglione, il a failli se prendre une pelle avant d'envoyer les premières notes.

Daniel, d'un timbre shakespearien: on va commencer par une histoire d'amour, about a teenage wedding et vlan, ils attaquent ' You never can tell' dans un style plus proche de celui des New Riders of the Purple Sage que de celui de Chuck.

Bien, le solo de mandoline!

Ces mecs sont du genre je joue de tout, donc les instruments passent de main en main, avant d' emmancher un Hank Williams ironique ' I'll Never Get Out of This World Alive'.

Dis, Daniel, où les as-tu dénichées tes pompes, Al Capone portait les mêmes...

Après une tranche d'humour anglais, périmé, ils nous abreuvent d'un second Hank Williams, 'Rambling Man', chanté d'une voix chevrotante par Tonton Sam.

'The Cuckoo' est le plus gros succès YouTube du 17è siècle, Cromwell le sifflait pendant ses ablutions.

On te dit ...Oh, I got a woman., mean as she can be..., tu réponds ' Mean Woman Blues', Elvis ou Roy Orbison, les Johnnies ont adapté le classique à la sauce boy-scout, les fiddles s'amusent, Jean-Michel en rajoute une couche, ça rigole sur scène, en bas, le public prend du bon temps.

Voilà le washboard et un kazoo, mais nous ne sommes pas un jug band, folks, voici l 'histoire de la nana lavant son linge sur le boardwalk à Coney Island, "Coney Island Washboard Roundelay" des Mills Brothers doit dater de 1926.

C'est John Sheahan ( The Dubliners) qui m'a fait connaître la gigue ' Four Poster Bed' sur lequel on plaque un instrumental né dans l'Arkansas.

James, un cambrioleur, a une copine, Red Molly, elle fond pour sa belle moto, a '1952 Vincent Black Lightning', le pauvre James se ramasse un gros trou dans la poitrine, il laissera son magnifique engin à la rouquine. C'est Richard Thompson qui a composé ce chef-d'oeuvre, digne de l'épopée de Bonnie and Clyde , en bluegrass, la ballade fait également de l'effet.

Ils proposent une suite: 'Indian War Whoop'/ 'Barlow Knife' et 'Fire in the mountain', du coup on se retrouve dans les Appalaches.

On a bien transpiré, let's calm things down, Sam au banjo et Jean-Mathurin à la contrebasse vont vous interpréter une vieille ballade écossaise, 'Katy Cruel' que Nick Cave a repris sous le titre 'When I first came to town'.

Pour les fans de Joe Dassin, il a enregistré ce traditionnel en 1966.

On revient à Hank, le cowboy, avec le blues "You're Gonna Change (Or I'm Gonna Leave)", un dobro fait son apparition, ça slide à gogo.

Johnny Cash pleure, 'Big river' , puis une séquence de striptease, dis, Mathurin, tu comptes piquer un plongeon dans le fleuve, avec des raybans,c'est classe, et puis, non, t'es une brute, t'as pété une corde de ta gratte...

Ouais, je me prépare pour l'instant rock and roll, ' Johnny B Good' suivi par 'Great balls of fire' pour terminer le concert en fanfare.

Bye, bye, les minets!

Bref passage derrière les rideaux et retour sur le podium, on vous joue une suite des montagnes ( dont 'Flop eared mule') sans Averell, il raccommode son jouet.

Puis, au complet, un mix ' Orange Blossom Special' /'Mystery Train'.

Yeehaa...jusqu'ici c'était dry January, folks, on vous laisse pour aller boire un coup!

The Johnnie Glaz String Band à la Grande Ourse, Saint-Agathon, le 27 janvier 2019
The Johnnie Glaz String Band à la Grande Ourse, Saint-Agathon, le 27 janvier 2019

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