Magazine Culture

J'ai lu : et dieu se leva du pied gauche

Par Venezia
J'AI LU : ET DIEU SE LEVA DU PIED GAUCHE
Les Enquêtes d'Evariste FauconnierTome 3 :Et Dieu se Leva du Pied GaucheOren MillerEditions de l'Homme Sans NomPolicier
Après avoir avoué à sa femme qu'il avait toujours détesté le thé, Ambroise Perrin se défenestre sous les yeux médusés des personnes présentes. Dans un palace vénitien, Louise Duval se réveille d'une soirée de gala et découvre que sept de ses collègues sont morts au même moment dans leur lit de cause inexpliquées. Rien ne lie ces deux affaires, si ce n'est leur mystère. C'est assez pour intéresser Evariste Fauconnier, enquêteur émérite spécialisé dans les affaires que personne ne peut résoudre. Entre crimes en série et esprits diaboliques, le fin limier va devoir dénouer les fils d'une gigantesque toile qui risque bien d'avaler son âme autant que sa raison. 
Car l'araignée a souvent le dessus sur le papillon.

MON AVIS(Sans Spoiler)

Avant toute chose, je regrette l'absence, au tout début du livre, de la traditionnelle illustration de nos deux héros. Quel dommage ! Ensuite, le suicidé du début du livre n'a aucun lien avec la trame principale de l'histoire, on en reparle que plus tard et entre temps, on l'oublie. Voilà, j'en ai fini avec les seuls bémols de ce roman.

On retrouve Evariste Fauconnier et Isabeau Le Du en juin 1951, à Neufchâtel, en Suisse, afin d'élucider le meurtre de sept personnes, multiple crime découvert au Danieli, le célèbre palace vénitien, et afin de disculper Louise Duval, accusée par la police vénitienne. 

Louise Duval officie dans une association qui vient en aide aux blessés de guerre, aux personnes traumatisées par le conflit de la Seconde Guerre Mondiale, les soins interviennent sur les blessures physiques mais surtout psychologiques. 

Il n'y a pas de temps mort, l'angoisse monte de page en page, le mystère s'épaissit, rien n'est évident,on n'a pas du tout envie de lâcher le livre !

Entre les chapitres, un mystérieux narrateur intervient, c'est le point de vue de "la Bête". On lit aussi des récits d'expérimentations nazies, cela fait froid dans le dos.
Ce n'est pas la première enquête sombre de nos deux héros (que dis-je "deux" ? Il ne faut pas oublier Georges, le majordome, toujours extraordinairement efficace), mais ici, nous plongeons dans un thriller noir, vraiment très noir...

Ce roman est magnifiquement écrit, conçu, construit, tricoté, ciselé. Aucun indice n'est laissé au lecteur afin de deviner une once de l'intrigue, ou du dénouement, la narration est parfaitement maîtrisée. Et pourtant tout est argument, mais le lecteur se fait merveilleusement berner par l'autrice. Du grand art !


Les joutes verbales entre Evariste et Isabeau sont toujours aussi vives, efficaces, cinglantes et drôles, leur humour est caustique et savoureux, quasi élégant.
Ce roman est une pépite ! Qu'attendez vous pour le lire ?

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Venezia 8 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines