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Les Magiciens, Lev Grossman

Par Maliae

Les Magiciens, Lev GrossmanRésumé : Quentin Coldwater est comme tous les adolescents : mélancolique, incompris, prisonnier d’un monde désespérément barbant. Et voilà que sa vie est transformée du jour au lendemain quand il est recruté par Brakebills, une école conçue pour former les magiciens tels que lui. De quoi lui faire oublier Brooklyn et même les Chroniques de Fillory, les romans de fantasy où il se réfugiait pour tromper son ennui.

Avis : Cela fait pas mal de temps que je veux lire cette trilogie, et commencer la série m’a motivé pour me lancer dans cette lecture. Autant le dire tout de suite, ce n’est pas une lecture joyeuses. Quentin est clairement dépressif, il ne supporte pas le monde réel, se réfugie dans les bouquins de Fillory, et puis un jour il découvre qu’il peut devenir magicien et vivre dans une université qui apprend la magie. Il pense sincèrement que ça va améliorer sa vie et son quotidien, sauf que ce n’est pas le cas. La magie ne le rend pas plus heureux que le monde réel.

J’ai bien aimé ce livre, c’est assez approfondis et je dois dire que ça montre un côté de la magie que je ne trouve pas du tout appréciable. Les personnages sont tous plus ou moins détestables, mais j’ai adoré la relation qui se nouait entre les Physiques, surtout la relation entre Quentin et Eliot, que j’ai trouvé plutôt particulière.
L’histoire est sombre, rien à voir avec un gentil livre où la magie règle les choses, bien au contraire, elle a tendance à les compliquer. La magie est dangereuse, elle est aussi très difficile, il y a énormément de variantes pour apprendre à être magicien, et il faut connaître tout un tas de langues et d’autres trucs par cœur. Je dois dire que ça a l’air parfaitement chiant à mourir.
L’histoire se passe sur plusieurs années et se découpe en plusieurs parties. En général on a le droit à une mini histoire par chapitre. C’est un livre que j’ai trouvé très dense et assez dépressif, faut pas lire ça quand on va mal, c’est super sombre et ça donne très peu d’espoir.

Et bien que j’ai apprécié ma lecture, je préfère largement la série, ce qui est plutôt rare.

Phrases post-itées : 
« Tout cela ne faisait que confirmer son sentiment, à savoir que sa vie, sa vraie vie, celle qu’il aurait dû vivre, s’était égarée suite à quelque erreur de la bureaucratie cosmique. Il ne pouvait s’agir de celle qu’il vivait. Sa vraie vie avait été attribué à quelqu’un d’autre, quelque part, et il avait eu droit à cette vie de merde. »

« Il n’était pas douillettement niché dans une petite histoire où les torts étaient systématiquement redressés : il était dans le monde réel, où le malheur survenait sans raison aucune, où l’on payait pour des fautes qu’on n’avait jamais commises. »

« À force de vivre dans un monde monochrome, il était en proie à des hallucinations de couleurs. »

« On ne peut pas échapper à qui on est. »

« Il avait les réponses à ses questions, sauf qu’elles ne faisaient pas ce qu’on demande aux réponses : rendre les choses plus simples et plus faciles. »

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