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ALGER-PARIS: où est le problème ?

Publié le 18 mars 2019 par Le Journal De Personne

Les deux capitales auront du mal à le résoudre avec toutes ces voix qui se sont élevées avec l’envie d’en découdre.

On dirait que les deux ont du mal à trouver la graine à moudre, parce qu’elles ne supportent plus la gangrène.

Désormais tous les samedis à Paris et tous les vendredis à Alger, ce sera la même rengaine : on descend dans l’arène pour expurger sa haine !

Et de l’extérieur, on se demande laquelle des deux capitales de la douleur fait le plus de peine ?

Celle qui exige une transition démocratique ou celle qui exige une transition économique ?

On a même l’impression que cela revient au même, à la même volonté de changement, changement de système.

Mais en réalité, entre les deux capitales à la rue, il y a bien d’autres points de convergence, d’autres signes de correspondance entre les gilets jaunes et les gilets jeunes.

Ils sont peut être infiltrés mais on ne peut pour autant leur en vouloir de vouloir tout casser. Parce que les deux en ont assez de voir le temps passer en les laissant sur le bas côté.

Ils sont délaissés par un marché néfaste qui n’a rien de vaste sous prétexte de compétitivité ou de rentabilité. Comme si tous ces gens qui n’ont pas d’argent ni d’agent, pesaient et ne rapportaient rien à la société… autrement dit à la caste des bien portants.

J’ose affirmer sans beaucoup de risques de me tromper, que ces deux soulèvements, à Alger comme à Paris, n’ont pas de précédent, ce sont deux crises sans devise particulière, deux mouvements qui expriment un nouveau genre de tourment.

Pourquoi me dira-t-on ?

Fondamentalement parce qu’ils ne sont pas homogènes, c’est le cri de n’importe qui, pour n’importe quoi.

On ne peut pas les essentialiser puisque les deux veulent cramer l’essence et ce que nous croyons être, l’essentiel. On ne peut en avoir une représentation générale, parce que leur genre c’est précisément de détrôner tous les genres et de couronner l’individu, l’exigence ou l’existence individuelle. Ils ne disent pas nous sommes, mais : "je suis, j’existe. Ce n’est pas votre solution qui importe, c’est mon problème. Et mon problème c’est de ne plus supporter le système avec ses fausses solutions ou ses mauvaises résolutions ! Le chaos plutôt que le cosmos."

Nous sommes à deux doigts de la guerre de tous contre tous. Parce que tous les moins que rien ont compris que l’ultralibéralisme a gagné la partie et qu’il ne peut y avoir ni politique participative, ni économie collaborative mais juste une course maladive des plus gros pour dévorer les plus petits.

Et je vais vous dire pourquoi c’est inédit comme problème, parce que ce sont les plus individualistes qui se soulèvent contre l’individualisme…

Et ce prisme est sans charisme !

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