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Salut l’immigré !

Publié le 12 avril 2019 par Le Journal De Personne

Salut, l'immigré... Je suis désolée mais on m'a recommandé de ne plus du tout songer à votre salut...

C'est une question de principe qui remet tous les principes en question puisqu'il s'agit du principe de précaution qui me recommande de ne plus me porter caution... de reconnaître que votre problème ne peut recevoir de solution par l'Europe des nations. (Il va avoir l'impression d'être à pôle emploi)

Il faut désormais dresser un mur entre la raison et le sentiment. C'est à chacun de prendre son destin en main, au lieu de se reposer sur l'épaule de son voisin.

Car l'Europe des nations ne peut pas assurer ce qui ne la ressource pas... ni assumer ce qui peut la consumer. A chacun sa déroute, à chacun son chemin.

Pour sauver l'humanité, il faut parfois cesser d'être humain, sous peine de compromettre tous les lendemains.

L'Europe des nations, celle des États qui se disent souverains, veut mettre fin à l'immigration pour s'épargner tout risque de désintégration ou d'éclatement.

Mais en vérité, il y a deux raisons qui expliquent cette peur ancestrale des invasions. Une raison axiale et une raison raciale. Les deux se prétendent cruciales.

La raison axiale est d'ordre économique : l'Europe des nations estime pouvoir partager les richesses mais non partager les misères. La raison raciale est d'ordre ethnique : L'Europe des nations se dit racialiste et non raciste. Elle estime devoir laisser une trace. Et que pour accomplir son devoir, elle ne peut délaisser sa race. Parce que nous n'avons ni le même sol, ni le même sang, nous ne pouvons pas nous mélanger sans courir le risque de tout désagréger. La décomposition guette tous les rêveurs éveillés.

Pour être soi, il faut être chez soi et pour soi. C'est le second principe qui a encore plus d'impacte que le complexe d’œdipe : le principe d'identité : Moi, c'est Moi, Blanc c'est Blanc, Noir c'est Noir, on vous crève les yeux et on vous dit qu'il n'y a rien à voir. Souveraineté et identité expriment une seule et même exigence...

Minable ou abominable conscience : on ne peut vivre sans vous laisser mourir. Darwin n'est pas mort, l'Europe des nations le ressasse et le repasse en boucle sous le même refrain : le singe préférera toujours la plus horrible des guenons à la plus sublime des colombes...

Humain, trop inhumain qui préfère donner un coup de pied qu'un coup de main, et qui vote pour son bien et non pour le Bien.

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