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Michael Strunge – Vortex

Par Stéphane Chabrières @schabrieres

Michael Strunge – VortexDans un maelström de lumière de grande ville
qui colore l’asphalte à la Pollock,
les voici aspirés vers des boules de vif-argent
qui tels des sens voyagent par la ville.
Les yeux sont à présent des publicités lumineuses ;
les narines, des voitures puantes ;
les oreilles, des voitures tapageuses.
Les coeurs sont les cloches de la mairie
pompant l’essence à travers les rues.
Ils étirent le jour à travers toutes les fenêtres.
Depuis le pylône de la radio, on envoie des ondes d’arc-en-ciel de sperme
vers toutes les grandes villes féminines du monde.

Dans un tourbillon de sirènes,
les voici jetés et leurs corps régénérés
au milieu de la semaine.
La ville dort en plein jour.

*

Vortex

I en malstrøm af snavset storbylys
der farver asfalten som Pollock
piskes de til kugler af kviksølv
der som sanser rejser i byen.
Øjne er nu lysreklamer næsebor er bilos
ørerne larmende biler.
Hjerterne er rådhusklokkerne
der pumper benzin gennem gaderne.
De trækker vejret gennem alle vinduerne.
Fra radiomasten sendes bølger af regnbuesæd
til alle verdens kvindelige storbyer.

I en hvirvelvind af sirener
rystes de sammen til genfødte kroppe
i ugens centrum.
Det er højlys dag og byen sover.

***

Michael Strunge (1958–1986)Vi folder drømmens faner ud (1981)Connaissez-moi par mon inconnu

(Grèges, 2005) – Traduit du danois par Pierre Grouix.


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