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Voyage, voyage

Publié le 14 mai 2019 par Polinacide @polinacide

Ah, les touristes. Cette espèce invasive que déteste tout Parisien qui se respecte puisqu’à son contact « la plus belle ville du monde » prend des airs de Disneyland où fourmillent des milliers de visiteurs qui se croient tout permis, prenant leurs aises alors qu’ils ne sont que de passage. Ce phénomène là n’est d’ailleurs pas l’apanage de Paris. C’est encore pire à Venise, où visiter la ville ressemble peu ou prou à faire la queue en permanence pour tenter le « Space Mountain ». De quoi vraiment désespérer les autochtones qui ne demandent pourtant pas grand chose : un peu de silence et une pointe de respect. On n’est quand même pas au Club Med ici !

Pourquoi d’ailleurs détestons-nous tant les touristes alors qu’on en devient un soi-même à l’heure des vacances ? Peut-être par envie de voyager « autrement », en sortant des sentiers battus comme des clichés que l’on colle allégrement à cette étiquette. Clichés que tout le monde connait d’ailleurs : le type qui photographie tout ce qui bouge (et surtout tout ce qu’il bouffe), celui qui enchaine les selfies et qui laisse ses mégots sur la plage, sans oublier cet autre qui parle fort dans les églises ou encore ce fameux groupe qui prend toute la place dans le métro. Y a pas à débattre : les touristes, c’est une vraie plaie. Y compris (et surtout) pour la planète. Et ça marche dans les deux sens puisque les Français auraient plusieurs fois remporté la palme du pire vacancier du monde d’après une enquête de Travelzoo menée en 2014. De quoi nous donner du grain à moudre sur nos propres comportements à défaut d’arrêter de prendre l’avion pour s’envoyer en l’air.

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