La CGT vient d’envoyer au Vatican une demande de
canonisation de Eva Perón, née il y a cent ans, sous prétexte
qu’elle s’est toujours occupée des pauvres, y compris sur son
lit d’hôpital à l’article de la mort. Ce qui est vrai, mais ça
n’en fait nullement une sainte catholique puisque la sainteté, au
sens canonique du concept, dépend avant tout de la relation
spirituelle que la personne a entretenu avec Dieu et donc de sa
pratique religieuse, qui se traduit dans la vie quotidienne en
préoccupation active pour les pauvres, entre autres fruits du Saint
Esprit dans une vie humaine.
Un procès en canonisation est l’affaire d’un diocèse, avec à sa tête un évêque. Ceux (le diocèse et l’évêque) du lieu où le fidèle en question est mort, c’est-à-dire où il a rejoint Dieu dans la Vie qui ne connaît pas de fin. En l’occurrence, pour Evita, il s’agit de Buenos Aires et il ne semble pas que la CGT argentine soit une seule et même chose avec l’archidiocèse de Buenos Aires. Ensuite, il y a l’examen de la vie et de la pratique religieuse de l’intéressé(e) et sur ce point, en ce qui concerne Evita, c’est « circulez, il n’y a rien à voir ». Evita se moquait comme d’une guigne de la messe et des sacrements. Elle s’est mariée à l’église parce que ça se faisait et que son mari y était contraint par la constitution qui exigeait encore que le président soit catholique. Et comme il se présentait à l’élection et qu’il risquait de provoquer la colère du magistère catholique s’il ne passait pas avec sa dulcinée devant monsieur le Curé, ils sont passés devant Monsieur le Curé mais cela faisait déjà longtemps qu’ils étaient amants...
![Le syndicat se prend les pieds dans les linges d’autel – Article n° 5900 [Actu] Le syndicat se prend les pieds dans les linges d’autel – Article n° 5900 [Actu]](https://media.paperblog.fr/i/891/8917496/syndicat-prend-pieds-linges-dautel-article-n--L-vGmJQc.jpeg)
En gros titre, la colère du président contre la Cour suprême
Sur la droite, avec la photo, l'affaire de Santa Evita
Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Les chroniqueurs religieux de Clarín et de La Prensa (plutôt compétents dans leur domaine) remettent les pendules à l’heure sur le sujet mais il n’est pas sûr que les dirigeants de la CGT les lisent. Ces deux titres, très droitiers, ne sont pas à proprement parler leur tasse de thé ! D’ailleurs, ils ne boivent guère de thé. Ils préfèrent le maté et le café !
Mais si vous voulez vous amuser : lire l’article de Clarín lire l’article de La Prensa.
