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THE JB'S – HET DEPOT, LEUVEN , le 16 mai 2019

Publié le 19 mai 2019 par Concerts-Review

Il y a quelques mois, quand on m'a proposé d'aller voir The JB's, je n'ai pas hésité une seule seconde à dire "oui". Je me suis dit que voir le groupe qui accompagnait le légendaire James Brown ne pouvait réserver que de bonnes surprises. Ce que j'ignorais encore c'est à quel point la réalité allait dépasser mes espoirs les plus fous.

James Brown ! Le père de la Soul Music, celui qui nous a laissé des titres ou plutôt, des hymnes, immuables, intemporels tels que : "I Feel Good", "It's a Man's World", "Papa's Got a Brand New Bag" sans oublier le fabuleux "Sex Machine", ce chanteur fantasque originaire de Caroline du Sud qui nous a quittés sans prévenir le jour de Noël 2006, restera à jamais la référence ultime en matière de Soul made in USA. Mister Dynamite savait s'entourer des meilleurs musiciens et les 10 qui occupent la scène en font partie, ils ont écrit quelques-unes des plus belles pages du genre aux côtés du "King Of Soul" et c'est avec le plus grand bonheur qu'ils continuent à perpétrer le souvenir de ces heures de gloire.
Il y a tout d'abord cette fabuleuse section de 4 cuivres dirigée par le trombone Tyrone Jefferson au sein de laquelle officie Hollie Faris (trompette), qui accompagnait James Brown depuis 1975, Joe Collier (trompette) et, last but not least, Jeff Watkins au saxophone. Au chant principal et aux claviers, c'est le jeune Chris Rob qui a la tâche de nous faire revivre toutes les attitudes et la voix de James Brown.Sans jamais tomber dans la parodie, le natif de Chicago assure merveilleusement bien son rôle. Miss Cynthia Moore amène ses graves somptueux au chant que les musiciens se partagent avec un égal bonheur. Les percussions sont tenues par George "Spike" (not Spank) Neely tandis que nous retrouvons Robert "Mousey" Thomson à la batterie. Venu de son Colorado natal, Damon Woods tient le poste de guitariste de fort belle manière. Mais que dire face à l'immense, la légende de Brooklyn : Mister Fred Thomas, le bassiste le plus samplé au monde qui a rejoint le groupe en 1971. Il succède à un autre monstre sacré, avant-gardiste de la basse, le fameux Bootsy Collins qui fondera Funkadelic.
Pendant près d'1h50, the JB's vont mettre le feu, ça groove, ça swingue, ça sent la soul de haute voltige. Face à nos yeux émerveillés, ce sont dix véritables professionnels, des maîtres de leur discipline qui nous donnent le meilleur d'eux-mêmes, pratiquement sans aucun temps-morts. J'ai rarement vu un concert d'une telle intensité, si ce n'est peut-être avec Tower Of Power. Quand je me suis retourné depuis mon premier rang, j'ai vu la foule onduler en rythme comme une vague immense, on se serait cru sur un océan. Sur les visages on ne voyait que des sourires et de grands yeux admiratifs. Une soirée parfaite avec, cerise sur le gâteau, une rencontre avec tout le band après le concert et dédicace de l'album. Je suis entré dans la salle avec un mal de dos carabiné, j'en suis sorti en pleine forme! Quand ils reviendront, je n'ai qu'un conseil à vous donner : foncez les voir!
Have you seen the bridge ? Let me take you to the bridge? Where's that confounded bridge...


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