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Kung fu Panda – Everybody was kung fu fighting…

Par Bebealien

Cet été est chargé en films d’animation. Entre Valse avec Bachir qu’il faut définitivement que j’aille voir, ce Kung Fu Panda et le très prochain Wall-E que la rumeur dit particulièrement réussi, le spectateur à de quoi faire ! Dreamworks n’est pour l’instant jamais arrivé à égaler le mammouth Pixar en termes d’émotion. Kung Fu Panda est-il le film qui va inverser la tendance ?

Kung Fu Panda – Shaolin Panda

Po est un panda travaillant dans la boutique de nouilles de son père. Chaque nuit il rêve de rejoindre les cinq grands maîtres de kung fu réunis dans le temple dominant la vallée. Le temple s’agite ces jours ci, car il question de désigner le guerrier dragon qui disposera du savoir ultime. En cherchant à assister à la cérémonie, Po se fait désigner par hasard et va devoir suivre un entraînement particulièrement dur. Mais dans l’ombre Tai Lung, emprisonné depuis des lustres, est également à la recherche du savoir du guerrier dragon…

Une affiche simple et colorée

La trame de Kung Fu Panda est, comme vous pouvez le voir, une décalque quasi parfaite d’un scénario classique de la Shaw Brothers. On y retrouve les mêmes thématiques, avec sa phase initiatique, son héros qui va se révéler dans l’adversité, son maître dur en apparence mais pourtant prêt à tout pour ses élèves, ses aphorismes zen à bases de métaphores sur les fleurs ou sur l’eau, son grand méchant capable de combattre une armée…

Les amoureux des vieux films de la Shaw ne seront donc pas trop dépaysés par Kung Fu Panda. Ayant vu le film avec quelqu’un d’absolument pas initié à ce type de films, la pilule est passée extrêmement bien, grâce à une mise en scène léchée et un humour omniprésent. Un des concepteurs du film a d’ailleurs eu cette grande phrase : « Où que vous soyez dans le monde, dites Kung Fu Panda et regardez le visage des gens : ils sourient ». Il n’a pas tort. Son titre, comme son héros, sont universels. On voit en effet mal ce gros animal balourd et paresseux devenir un grand maître du combat…

Sifu (maître en chinois), le maître du temple

Maintenant, le film est-il une vraie réussite ? Plusieurs constats s’imposent. Le premier est en termes de mise en scène. On voit que les outils informatiques sont aujourd’hui suffisamment puissants pour mettre n’importe quoi en scène. Les seules limites deviennent l’imagination, puis le temps de calcul derrière. Il suffit de regarder la scène de l’évasion de Tai Lung pour s’en convaincre. D’une maestria visuelle totalement bluffante, la scène est hallucinante de dynamisme et d’idées à le seconde. Une authentique réussite. On peut également citer une scène de combat sur un pont de corde qui met une grande claque à pas mal de films !

Po commence à comprendre les rudiments du Kung Fu, après un entrainement très particulier basé sur son seul vice…

Grande réussite également dans la caractérisation des personnages. Certains styles de kung fu sont basés sur les mouvements animaux. Ici, les styles sont utilisés par les dits animaux. On a donc le droit à une mise en abyme amusante avec par exemple une tigresse humanisée se battant en utilisant le style du tigre pratiqué par les humains… Le film évite également l’écueil de la création d’un nouveau style pour le Panda. Po se débrouille comme il peut, et c’est déjà pas mal…

Une esthétique qui renvoie aux estampes… Avec Serpent, Tigresse, Grue, Mante et Singe, cinq formes du kung fu

Malgré toutes ces qualités, reste quand même un souci. On a déjà du voir à peu près 12321 films avec la même thématique de film d’initiation. On sait donc dés le début comment ca va finir… Po va devenir bon en kung fu et botter le cul de Taï Lung. Les scénaristes ont pêché par manque d’ambition. Alors certes ce Kung Fu Panda est des plus plaisant à regarder et fait clairement passer un bon moment, mais on aurait aimé un peu plus de prise de risque. Le film est réussi, mais il reste mineur. D’autant plus dur que Pixar va nous sortir une véritable bombe le 30 juillet… Reste que Dreamworks est sur la bonne pente, et que s’ils adjoignent les services d’un bon scénariste, ils pourront vite concurrencer leurs rivaux…

P.S. : le film est bien entendu à voir en V.O. pour l’excellent travail des acteurs d’origine !


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