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NOS Primavera Sound 2019 , Porto, du 6 au 8 juin 2019

Publié le 14 juin 2019 par Concerts-Review
NOS Primavera Sound 2019 , Porto, du 6 au 8 juin 2019

NOS Primavera Sound 2019 , Porto, du 6 au 8 juin 2019

Florian Hexagen à Porto

NOS Primavera Sound 2019 Porto, impressions à chaud, totalement subjectives, de toute façon il y a fait trop froid pour que ce soit parfait!

Alors Built To Spill mélodies toujours aussi chouettes mais sacré coup de vieux quand même, sans compter un batteur lamentable et la moitié du groupe clairement pas motivée, mais bon, faut bien commencer quelque part, Jarvis Cocker a lui tellement pris le melon qu'il en a perdu son charme tout British (n'est pas Father John Misty qui veut, et puis le coup du miroir, franchement, ça faisait trop Dorian Gray 2.0 pathétique), sans compter un show qui part dans tous les sens sans véritable colonne vertébrale, bref, pétard mouillé, Pulp c'était autre chose quand même, Danny Brown qui a décidé d'arrêter d'être dépressif et bien ça lui va mieux, vu le feu qu'il a réussi à mettre à la plaine avec un concert aux allures de best of, de "Smokin and Drinkin" à "Pneumonia" en passant par "Dope Song", grosse ambiance popop on the NOS, Stereolab toujours aussi classieux avec son mélange jazz-indie-pop, subtile jonction du passé et du présent comme si Françoise Hardy rencontrait The Liminanas, Aldous Harding "fallait tenter parce que tout le monde le dit" je n'aurais pas dû, les grimaces et l'attitude maniérées ça passe mais quand c'est tout le temps c'est lourdingue et sa pop balancée n'a au final rien de spéciale, les Sud-Coréens de Jambinai 잠비나이 qui après 4h de retard sur l'horaire d'avion prévu nous balancent un set post-rock transe d'une beauté époustouflante qui a séduit amplement la foule, Lisabö ou comment encore assurer en 2019 un concert noise d'une radicalité émotionnelle totale sans en oublier le versant politique, grande classe, vraiment, les poils qui se dressent sur les bras par moments ne mentent pas, Courtney Barnett et son indie rock qui, sans non plus casser trois pattes à un canard, passe quand même pas mal au soleil, Shellac qui nous sort peut-être le meilleur concert que j'ai jamais vu d'eux (et pourtant je commence à les avoir vu un sacré paquet de fois...), avec trois nouveaux morceaux dévastateurs qui annoncent un album plutôt dément à venir, une Super Bock en mode dance psychopathe en l'honneur du trio de Chicago plus que ravi d'être là, cabotin et tranchant, le punk-rock frontal mais jouissif des Canadiens de Fucked Up avec un Damian Abraham hilare, frontman hors norme plus débonnaire et généreux que jamais avec les premiers rangs, un bon moment, le show raté d'Interpol avec un Paul Banks qui a perdu sa grâce et qui n'arrive même plus à se sentir concerné sur une chanson pourtant aussi parfaite que "Rosemary", vraiment dommage, le public avait répondu présent, la grâce et la subtilité de Big Thief avec une Adrianne Lenker d'un naturel troublant et rafraîchissant, et un groupe qui semble tellement bien vivre ensemble qu'on ne peut faire autrement que le sentir et d'en profiter, Snail Mail, ou l'énième signature grungy indie féminine qui n'apporte rien de nouveau si ce n'est l'ennui rapidement, Guided By Voices, ou la définition même du "c'était mieux avant", non pas qu'ils ont assuré un mauvais concert, loin de là, mais leur son nous a semblé si anachronique qu'il nous a totalement laissé de côté émotionnellement parlant, Amyl and The Sniffers alors là comme on dit, "there's a new gang in town", et celui-ci pue la bière, le mulet, la baston et le stupre, venu tout droit d'Australie, et franchement, ils dépotent à tout va avec leur mélange de dirty sex garage punk rock idéal, avec une bombinette blonde en mini-short qui distribue des coups de latte à qui le souhaite, l'une des révélations easy du festoche, suffisait de voir les sourires et l'ambiance sur la Bock, Rosalia ou la "diva" du moment qui doit encore apprendre à chanter dans son micro quand la bande sonore tourne, parce que sinon ça se voit que c'est fake, mais bon, comme à chaque battement de cils de la jolie brune la foule était en extase, on suppose que l'honnêteté musicale n'était pas le but premier d'un show qui misait clairement plus sur l'investissement en lights et en choristes que sur les compos, en tous cas, c'est donc pour elle que cette horde de jeunes a débarqué sur la plaine, désolé du coup pour Kate Tempest qui a joué devant moins de monde au début de son set, mais qui a comme d'hab' assuré un concert d'une acuité sans faille avec une prestation XXL, je le répète, mais cette meuf est l'avatar de la condition humaine des années 2010, la sage dont ce monde a désespérément besoin, difficile du coup d'enchaîner après une telle performance, et il fallait au moins Low pour cela, qui a clôturé notre festival de la plus belle des manières qui soient, en nous proposant un enchaînement de chansons toutes plus belles et radicales les unes que les autres, décidément, leur dernier album, intitulé "Double Negative", passe la barrière du live plus que magnifiquement, le tout sous le regard plus que concerné et séduit de Bob Weston (bassiste de Shellac), qui descendait pénard sa bière dans la fosse à 2 mètres de nous, révélateur de l'ambiance d'un grand raout portugais musical toujours aussi étrange et passionnant. Alors à l'année prochaine, Porto...?

NOS Primavera Sound 2019 , Porto, du 6 au 8 juin 2019

Stereolab

NOS Primavera Sound 2019 , Porto, du 6 au 8 juin 2019

Big Thief


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