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Chuck Israels Trio soirée anniversaire au Sunside

Publié le 15 juin 2019 par Assurbanipal

Paris, Ile de France, France

Jeudi 13 juin 2019, 21h

Chuck Israels: contrebasse

Manuel Rocheman: piano

Matthieu Chazarenc: batterie

Quand Scott La Faro (1936-1961) mourut , Bill Evans (1929-1980) choisit,, pour lui succéder à la contrebasse dans son trio, Chuck Israels (1936). Cela situe tout de suite le niveau du musicien leader du trio qui joue ce soir. Cf vidéo sous cet article.

Un standard impulsé par la contrebasse. Une composition d'un génie de la contrebasse, Oscar Pettiford (1922-1960), il me semble. Batteur aux balais. Ca swingue, c'est élégant. Bref, c'est du Jazz. Le batteur passe aux baguettes alors que le pianiste prend la main. Nom de Zeus, ça swingue! Retour aux balais pour accompagner le solo de contrebasse. La musique tient chaud à l'âme. Quelle pulsation! Je chantonne l'air de la contrebasse. C'était " Laverne Walk " d'Oscar Pettiford.

Baguettes. Le tempo est souple, bondit, rebondit. Rondeur de la contrebasse. Le piano ponctue doucement. Une vague tranquille nous meut. Balais pour masser le solo de contrebasse. Le pianiste ponctue à peine. Rond, chaud, souple comme un bon pain sorti du four. C'était " Two degrees East, Three Degrees West " de John Lewis. Cf extrait audio au dessus de cet article.

" What have we got next ? " demande Chuck Israels. " Lover Man " lui répond Manuel Rocheman. Chuck Israels accompagna Billie Holiday qui chantait si bien cette chanson. Une ballade. Batteur aux balais. Le pianiste joue les paroles, batteur et bassiste accompagnent. Matthieu Chazarenc brosse bien ses tambours. Batterie et contrebasse nous massent le cerveau. Le pianiste ajoute quelques points d'acupuncture.

" What've we got next? " Manifestement, c'est " On the sunny side of the street " que lance joyeusement la contrebasse. Pianiste et batteur aux balais s'ajoutent. Version lente, relax. C'est l'esprit du morceau. La contrebasse marche bien comme un homme du côté ensoleillé de la rue. Joli break du batteur aux balais. En souplesse sur les tambours.

" Stella by starlight " joue Chuck Israels après avoir refusé deux autres morceaux. Matthieu Chazarenc reste aux balais. Le tempo accélère doucement, la contrebasse au centre de l'attention. Manuel Rocheman accélère encore et le batteur passe aux baguettes. Le trio reste aérien, virevoltant.

Un tempo plus alerte, d'entrée. Batteur aux baguettes. Une calypso. Pour en savoir plus, écoutez mon émission de juin 2019, Le Jars jase jazz, consacrée à la Caraïbe anglophone, sur Couleurs Jazz Radio le vendredi à 1h et 19h, le samedi à 1h, le dimanche à 18h (heure de Paris). Joli cliquetis des baguettes sur les bords de caisses qui accompagne le solo de contrebasse. Belle claque finale à trois. Calypso composée par Chuck Israels.

PAUSE

Batteur aux balais. Un Blues. Ca avance tranquille. Baguettes. Balais. Matthieu Chazarenc alterne vite et bien. Ca balance bien. Balais pour accompagner le solo de contrebasse. " Nine twenty special " que Chuck Israels a appris de Red Michell (1927-1992, contrebasse) .

Duo piano & contrebasse pour commencer. Le batteur s'ajoute doucement aux baguettes. Retour aux balais. Le pianiste est fluide, léger. Manuel Rocheman bat la mesure du pied. Moi aussi. C'est " All the pretty little horses " une berceuse que Chuck Israels présente en français.

" Monk's Dream " ( TS Monk). " It's always good to play something by Monk " ajoute Chuck Israels. Gros son de contrebasse pour commencer. Le batteur passe des balais aux baguettes. Le pianiste ponctue avec des éclairs à la Monk. Beau break de batterie, bien percutant, aux baguettes.

Une ballade. Batteur aux balais. Ca balance tranquille. " Willow weep for me " se dégage du solo de contrebasse. Je ferme les yeux bercé par les ondulations du saule pleureur.

Pour finir, " Johny come later " de Billy Strayhorn, l'alter ego de Duke Ellington. Le pianiste attaque dans le grave. Un tempo rapide. Batteur aux bageuttes. Ca pulse, sapristi!

RAPPEL

Chuck Israels fête aujourd'hui jeudi 14 juin 2019, ses 50 ans de mariage. Pour fêter cela, en rappel, le trio joue une version de " Bye bye Black Bird " émouvante jusqu'à la dernière note.


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