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Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Publié le 19 juillet 2019 par Lamusiqueapapa @musiqueapapa
Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunettes 3D en carton, nous fûmes transportés. Le groupe tous sexagénaires, certains septuagénaires - les irremplaçables Ralph Hütter et Florian Schneider - et habillés dans une étonnante combinaison moulante, enchaîne les classiques derrière leur pupitre. Tous ou presque seront interprétés, avec une préférence pour ce qui reste pour moi le chef d'oeuvre de Kraftwerk, "The Man Machine". Aucune interaction avec le public : juste la musique qui joue même toute seule le temps d'un "The Robots" d'anthologie où les membres du groupe apparaissent uniquement sur l'écran, tels des robots. On voyage en voiture sur les autoroutes allemandes le temps de "Autobahn", en train pour "Trans-Europe Express" ou en vélo sur les routes du "Tour de France". Bref on n'arrête pas de voyager... Après plus de 2 heures de concert, la descente est rude : on gardera longtemps en mémoire la musique comme les images, prisonniers d'un instant qu'on voulait ne pas se transformer en souvenir.

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