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Les filles bleues de l’été

Publié le 10 septembre 2019 par Adtraviata

Les filles bleues de l’été

Quatrième de couverture :

Tout un été, Clara et Chloé vivent ensemble dans le chalet de leur enfance pour se mettre à l’abri de ce qui leur fait du mal. Il leur faudra pourtant revenir en ville, dans un monde qu’elles refusent. Clara et Chloé ont vingt ans et ne se contentent pas de la réalité.

Les filles bleues de l’été, ce sont Chloé et Clara, deux jeunes filles d’une vingtaine d’années blessées par la vie. La première ne parvient pas à s’adapter aux modèles tout faits et tente de garder le contrôle sur son corps en se faisant souffrir. La seconde rêve d’être toujours libre et indépendante mais elle ne se remet pas de la trahison de son amour perdu. Le temps d’un été, dans un chalet éloigné de tout, elles essayent de se reconstruire : la solitude, la nature, le lac et la forêt, leur amitié fusionnelle guérissent peu à peu leurs blessures. Mais l’été s’achève, le retour en ville inéluctable ravive les souffrances. Clara et Chloé veulent retourner dans l’été.

Les filles bleues de l’été, c’est un court roman à deux voix, un roman intimiste, poignant, porté par une écriture poétique qui donne de la légèreté à une histoire très noire, très triste. Mikella Nicol est une jeune voix de la littérature québécoise que je prendrai plaisir à retrouver.

« Je ne peux pas pardonner aux jours d’avoir retrouvé leur captivité. Nous avions réussi à fuir la séquence, mais on nous a prises par la nuque pour nous déposer dans le courant. La vie est redevenue une rivière triste qui charrie nos morceaux de banquise. Le temps n’a plus le droit de s’arrêter pour qu’on le regarde dans les yeux. »

« Dans la chambre, j’ai trouvé Clara en amas de brindilles. Elle m’a demandé de lui mettre le feu. »

« Elle ne lisait plus de livres. Moi non plus. L’excitation était trop forte pour que les pensées se concentrent sur les mots immobiles. De toute façon, si la fiction avait pu remplacer nos jours, il y a longtemps que nous aurions été sauvées. Si les romans avaient pu nous servir de maison, nous aurions cessé de chercher la fuite. »

Mikella NICOL, Les filles bleues de l’été, Collection Coursière, Le Cheval d’août, 2017 (Le Cheval d’août, 2014)

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