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De pierre et d'os de Bérengère COURNUT

Par Lecturissime

De pierre et d'os de Bérengère COURNUT

Uqsuralik est une jeune fille inuit qui se trouve séparée de sa famille en raison d'une fracture de la banquise. Livrée à elle-même dans le froid polaire, elle n'a d'autre solution que d'avancer pour survivre et trouver un groupe pour l'accueillir.

" Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l'Arctique depuis un millier d'années. Jusqu'à très récemment, ils n'avaient d'autres ressources à leur survie que les animaux qu'ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d'animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L'eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu'accompagne parfois le battement des tambours chamaniques. " (note liminaire du roman)
A l'origine de ce roman, une curiosité de Bérengère Cournut qui, en contemplant de minuscules sculptures inuit en os, en ivoire, en pierre tendre et en bois de caribou, s'est demandé"quel peuple pouvait produire des oeuvres à la fois si simples et puissantes." Poussée par ce premier appel, l'auteure a investigé, notamment auprès du fonds d'archives Paul Emile Victor et du fonds Jean Malaurie, à la Bibliothèque centrale du Museum Naturelle, et ainsi est née Uqsuralik, jeune femme nomade, fragile au début du roman, mais gagnant en force au fil des pages et de ses rencontres. Habitée par ses croyances et ses mythes, elle avance, tenace, envers et contre tout, vers la lumière entraperçue dans ses rêves.

Ce très beau roman nimbé d'onirisme nous entraine aux confins d'une culture fascinante portée par ce personnage terriblement attachant. L'intense spiritualité de ce peuple s'échappe de chaque page, de chaque chant retranscrit, nous emportant bien loin de nos propres croyances occidentales.

Pour ne rien gâcher, le livre lui-même, en tant qu'objet, est magnifique, avec cette belle couverture de Juliette Maroni, ce papier si doux au toucher, et pour finir, ce carnet de photographies à la fin permettant de s'immerger encore davantage dans ces mondes lointains

L'auteure a reçu le prix Roman Fnac, un prix amplement mérité !

"Puisse ce roman être une porte d'entrée vers l'univers foisonnant du peuple inuit"

Présentation de l'éditeur : Le tripode


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