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Nile – Vile Necrotic Rites

Par Darkstein

Nile - Vile Necrotic Rites

Publié: 8 novembre 2019 dans Tympan Heureux

Nile – Vile Necrotic Rites

Album de la renaissance après le départ du légendaire Dallas Toler-Wade, guitariste et vocaliste depuis 10 ans pour le groupe, remplacé par l'inconnu Brian Kingsland à qui l'on doit de curieuses vocalises sur certains titres et dont le growl tire plus vers du brutal death (il vient du groupe Rites to Sedition, un groupe de melodic black metal, ceci explique peut-être cela) Quant au poste de bassiste, il est octroyé pour un second album à Brad Parris. C'est le poste, comme celui de professeur de défenses du Mal, qui bouge le plus chez Nile.

Qu'en est-il donc de cet album du renouveau, tant plébiscité par son père spirituel, Karl Sanders qui ne cesse de proclamer que le groupe n'a jamais été aussi heureux ? Comme à son habitude depuis Black Seeds of Vengeance, il s'amusera à détailler l'acte de création de chacune de ses compositions, citant les ouvrages d'égyptologie ou - ça c'est plus nouveau - les reportages Netflix qui l'ont motivé. A noter que pour une fois on a droit à deux titres de plus de 8 minutes !

" Long Shadows of Dread " : on retrouve la marque du Nile " efficace " : de gros blasts, un growl caverneux, une batterie martiale, des soli à gogo, et des breaks accompagnés d'une ambiance toujours en accords diaboliques.

" The Oxford Handbook of Savage Genocidal Warfare " : sous-titré " For the Purpose of Calculated Political Terror, a handy pocket cuneiform reference brought to you by Sargon II ", rien que ça. Mais avec Karl Sanders, on est habitué aux titres à rallonge - pour un morceau de 3 petites minutes, amorcé par un " beuargh " peu commun chez le combo. On reste dans de l'abattage en bonne règle.

" Vile Nilotic Rites " : le titre phare ralentit un peu le tempo pour un premier titre avec " refrain " à scander : " Wat One Worships One Becomes "

" That Which is Forbidden " : un down tempo, dans la lignée de " Eat of the Dead " ( Ithyphallic, 2007) ou " Opening of the Mouth ( Amongst the Catacombs of Nephren-Ka, 1998)

" Snake Pit Mating Frenzy " : à deux doigts d'un brutal death, comme le dit Karl " [...] Sometimes, I just want to bang my head "... Tout est dit ! En citant comme inspiration la scène du puits aux serpents dans Indiana Jones et l'Arche Perdue, on ne s'attendait pas à moins !

" Revel in their Suffering " : alternant les blasts et les mid-tempo, un morceau qui va apparemment de paire avec " We are Cursed " sur la thématique.

" Thus Sayeth the Parasites of the Mind " un instrumental typique, inspiré d'un documentaire sur le champignon nommé Ophiocordyceps unilateralis qui rend les fourmis " zombie ".

" Where is the Wrathful Sky " : une montée de batterie, le tonnerre qui gronde et des percussions à gogo. Un morceau écrit par le batteur George Kollias, avec des breaks énormes et des vocaux chaotiques. Rien que pour ce morceau l'album vaut son pesant de natron.

" The Imperishable Stars are Sickened " : Second titre fleuve, avec une introduction acoustique et l'inévitable cavalcade de guitares, puis un tempo qui se ralentit pour poser la base du morceau et laisser la place au vocaliste. Et des choeurs. Et re- du blast. Et des soli. Et re- des instru acoustiques. Et du chant heavy ?! En gros, un condensé de tout l'album.

" We are Cursed " : Pour le final, sortez les trompettes du Jugement Dernier. " Heavy as a really heavy thing " aurait dit Devin Townsend.

Alors, le meilleur album de Nile ? Pas forcément, mais en tous cas le groupe n'aura pas à rougir de cet opus, qui en surprendra plus d'un, sans forcément parler d'expérimentations à gogo (on n'est pas sur du Illud Divinus Insanum non plus !)


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