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Franz Kirschbaum (2)

Publié le 19 novembre 2019 par Detoursdesmondes
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Le gouverneur conseille alors à Cornelius Crane de s’attacher les services du Père Kirschbaum de la mission de la Société du Verbe Divin, située à Marienberg, afin de mener à bien leur expédition “Sepik”.
Il s’agit là d’un personnage important dans l’histoire des collectes et je l’ai évoqué à plusieurs reprises lors des expéditions en Nouvelle Guinée allemande.
Installé en 1907 sur l'île de Tumleo, il fonda une autre station missionnaire en 1913, à Marienberg, une petite ville située près de l'embouchure du fleuve Sepik. Il était déjà collectionneur et photographe du temps de l’expédition de Berlin. Un peu avant l’équipe de Crane, il avait également apporté une importante contribution à la New Guinea Expedition menée de juin à septembre 1928, commandée par le Dr. E. W. Brandes. Cette expédition était placée sous le patronage du ministère de l’agriculture américain et avait eu pour but de collecter des souches de canne à sucre résistantes aux maladies. Avec Kirschbaum, ce sont différentes reconnaissances en avion que Brandes avait pu réaliser.
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Le 9 mai 1929, l’Illyria appareille pour remonter le Sepik. Kirschbaum propose de visiter un village reculé où l’on peut rencontrer encore des “individus très primitifs”. Mais les tensions vont être effectivement palpables lors de cette rencontre, et la visite du village sera brève. Sidney Shurcliff, dans son ouvrage Jungle Islands, souligne néanmoins l’intérêt de la maison des hommes qu’ils ont pu visiter : d’impressionnantes coiffes de plumes venaient d’être réalisées pour une prochaine danse et y étaient disposées.(photo ci-dessus, gauche)
L’équipe arrive à Ambot le 12 mai (Kambot sur la Keram) et est émerveillée par ce nouveau village. Elle y découvre une cinquantaine de maisons dont quatre maisons cérémonielles gigantesques aux pignons surplombants, largement ornés.(photo ci-dessus, droite)
Obtenant l’autorisation de pénétrer dans l’une d’elles, Shurcliff et son compagnon Schmidt (l’herpétologiste du bord) aperçoivent une quarantaine de jeunes hommes assis dans l’obscurité. Les poteaux sont tous sculptés ; dans une “salle des trophées”, ils entrevoient une douzaine de boucliers, environ 25 sculptures anthropomorphes en bois peintes, décorées de coquillages et de cheveux humains… mais sur ce point ils n’en sauront guère plus, Kirschbaum n’était jamais parvenu à obtenir des informations sur ces sculptures… et ce ne sera pas encore pour cette fois ! Profitant de l’entrée de plusieurs hommes dans la pièce pour s’installer discuter, Schurcliff prend la photographie suivante… On peut imaginer combien le flash a pu les surprendre en les éblouissant…
Ils quittèrent la pièce, effrayés !
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À suivre...
Photos in Jungle Islands de Sidney Schurcliff, 1930.

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