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Cattle Decapitation – Death Atlas

Par Darkstein
Cattle Decapitation – Death Atlas

LA. CLAQUE. Rien à dire de plus. Je l’écoute en boucle depuis que je l’ai reçu ! D’ailleurs je pense que vous n’aurez jamais vu autant de points d’exclamation de ma part dans une de mes revues !

(Beuargh aussi)

Pour les ceusses qui auraient raté quelques épisodes : Cattle Decapitation est un groupe de goregrind qui a viré au deathgrind courant 2000, et c’est tant mieux pour nous. Si les quatre premiers albums étaient résolument tournés contre la maltraitance animale (To Serve Man, Humanure, Karma.Bloody.Karma et The Harvest Floor, depuis Monolith of Inhumanity, puis The Anthropocene Extinction (avec toujours des covers d’un bel acabit), c’est le déclin de l’humanité et l’impact environnemental de l’Homme qui en est le sujet principal. Death Atlas, comme la pochette l’annonce – toujours un travail très poussé de Wes Benscoter (qui signe aussi quelques pochettes d’Autopsy, Kreator, Torture Killer ou Mortician ; le Black Seeds of Vengeance de Nile et Divine Intervention de Slayer, c’est lui !), ne déroge pas à la règle et signe la bande annonce de la fin du monde, rien que ça. Concept album sans le vouloir, les quelques introductions vocales (« Anthropogenic: End Transmission » et les deux « The Great Dying ») aère un peu le bouzin, mais Dieux que c’est bon ! Travis Ryan plus en forme que jamais passe du death growl bien profond à un chant plus typé black metal, voire du chant « presque » clair (si si, sept secondes sur « One Day Closer To The End of The World »), et quelques borborygmes « bloody disgusting » pour accentuer le tout. Mettez à ses côtés des blasts du tonnerre, des changements de rythme à tout va avec un habillage ou rien ne dépasse, et vous obtenez la recette du succès. Alors, oui, bien sûr, rien de bien neuf, mais l’alchimie est là, tout s’emboîte parfaitement, que demander de plus ?

« The Geocide » démarre sur un cri à glacer le sang et les litanies grunt qui font office de refrain annonce d’ores et déjà un titre qui fera date et un album qui promet. « Be Still Our Bleeding Hearts » accélère le rythme, plus agressif aussi. La double pédale ne laisse aucun répit ! Les riffs sont emphatiques, apocalyptiques. L’ambiance est là ! « Vulturous », sûrement le titre le plus flippant de l’album avec ce passage vocal totalement d’une froideur implacable qui se termine par un cri prostatique (ça se dit ?) :

The carcass beckons to the buzzards
Entitled to its pound of flesh
The wake picks clean the remnants of once fertile lands
Cleared by corporations, distressed by the fucking shit-stain « Man »[Aaaaaaargh]

Travis Ryan arrive à appliquer un type de chant différent par couplet !

« One Day Closer To The End of The World » : rien à reprocher, ça se tient. On retrouve la même recette que sur « The Geocide », donc ça fonctionne !

« Bring Back The Plague » : Le phrasé sorcière possédée rend dingue et le couplet « Every body a host / Every body infected / Corpses white as a ghost / Naturally selected » n’arrange pas. On a ici même droit à un refrain. Titre marquant le milieu de l’Histoire. « Absolute Destitute » continue dans la lignée avec un tempo plus lourd. Là aussi, refrain : « We’re flying too close to the sun / We play with fire – we tempt our fate… » Bonjour l’ambiance !

« Finish Them », peut-être le titre le plus faible de l’ensemble ? Il faut toujours un outsider, cependant, alors celui-ci ou un autre… Tiens d’ailleurs, à mettre dans le même panier que « With All Disrespect » !

Les morceaux de clôture ralentissent le rythme histoire de bien enfoncer le clou : « Time’s Cruel Curtain », l’instrumental « The Unerasable Past », avant le grand final « Death Atlas » : 9 minutes d’Armaggeddon ! La cerise sur le bateau : un reprise de Dead Can Dance: « In the Kingdom of the Blind, The One-Eyed are Kings ». Un choix qui s’assume.


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