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Bienvenue à High Rising, Angela Thirkell

Par Antigone

Bienvenue à High Rising, Angela Thirkell

J’ai décidé cette année de lire en décembre quelques titres sur le thème de Noël et de l’hiver. C’est également le sujet des prochaines rencontres de mon club de lecture… J’ai donc fureté en librairie et déniché quelques poches. Celui-ci a trouvé grâce à mes yeux, par le charme de sa couverture et non par son bandeau (rassurez-vous). Nous sommes en 1930, dans un petit village anglais appelé High Rising, à quelques encablures de Londres. Les potins vont bon train parmi les habitants de ce hameau. Ils concernent en particulier la nouvelle secrétaire de George Knox, un riche écrivain du coin. On la dit prête à tout pour se faire épouser, et un peu folle. Laura Morland, romancière à succès, veuve, mère de trois grands garçons et d’un adolescent, souhaite tirer les choses au clair pendant son séjour, avant de retourner à Londres. George Knox est un bon ami, malgré ses lubies et ses conversations ennuyeuses, et elle a déjà dans ses cartons un autre plan, celui de présenter la fille de l’écrivain, Sybil Knox, à son éditeur Adrian. Cette secrétaire, un brin hystérique et très envahissante pourrait tout faire capoter, surtout qu’elle se présente comme une grande fan des poèmes de jeunesse de l’éditeur. A quelques jours de Noël, voici donc High Rising en pleine effervescence et le haut lieu des intrigues les plus basses. Ce roman a un charme désuet indéniable, et j’ai pensé bizarrement à l’ambiance de la série Downton Abbey, sans doute parce que à l’instar de la série les employés ont ici un rôle important. En effet, même si chaque personnage doit respecter les codes réservés à leur rang, ce n’est pas toujours aisé, et il semblerait qu’ils aient tous un peu de mal à trouver leur place. L’employé de maison de Laura, Stoker, a par exemple beaucoup de mal à ne pas prendre la parole, et à rapporter les potins du village, quitte à mettre mal à l’aise ses interlocuteurs. Le docteur du village n’ose avouer ses sentiments à la femme qu’il admire, mais rompt sans cesse le secret professionnel. Sybil est sotte mais a tout de même écrit un livre, car on la suppose aussi douée (voire plus) que son père. Le fils de Laura envahit les conversations et la maison de sa mère par sa passion exubérante pour les trains. Les personnages sont attachants, étonnamment modernes dans leurs agissements (surtout Laura Morland qui ne souhaite pas se remarier et est autonome financièrement), mais malheureusement l’intrigue s’avère au fil de la lecture un peu plate. Dommage.

Editions 10/18 –  17 octobre 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…

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