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Porridge Radio - Every Bad

Publié le 20 mars 2020 par Lamusiqueapapa @musiqueapapa
Porridge Radio - Every BadAprès la douceur et la quiétude des Saxophones, il fallait bien durcir le ton. On sait que ça ne va  pas être une partie de plaisir, de se retrouver interné malgré soi. On n'est pas fou mais on pourrait le devenir, d'autant que dehors, le soleil absent depuis de nombreux mois, arrive juste à point nommé pour nous narguer. "Every bad", c'est noir, mais on sait que ça ne sera pas simple. Porridge Radio, avec un nom pareil, ne pouvait nous venir que de l'autre côté de la Manche, qui plus est de la station balnéaire de Brighton. Pas forcément l'endroit le plus propice aux crises existentielles. On sait encore plus aujourd'hui qu'il est toujours plus agréable d'être coincé près de la mer. Dana Margolin est la principale artisan de la musique de Porridge Radio. Si ce disque ressemble à son cerveau, on pourrait se poser des questions sur l'état mental de la jeune femme. Chaque titre ou presque joue aux montagnes russes, pour nous surprendre sans cesse. Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas entendu un tel sens du rythme dans le rock. On pense par exemple aux Pixies, à PJ Harvey, maîtres dans le genre de passer en un fragment de seconde du chaud au froid, des claques aux caresses. Porridge Radio - Every BadSurtout ne pas s'arrêter à l'écoute d'une ou deux chansons de ce "Every Bad", cet album, à l'image de ses glorieux aînés, se déguste sur la longueur, pour en apprécier sa variété, ses multiples influences. Vous verrez, rapidement, vous n'arriverez plus à vous en défaire. Vous aimerez vous y perdre et y revenir encore et encore. "Every Bad" est le premier grand disque de rock de l'année et donc de la décennie. On espère (encore ?) retrouver le groupe dans les festivals cet été, notamment à la prochaine Route du Rock. Sinon, comme pour beaucoup de choses, on se dit qu'il faudra attendre l'automne. On n'a jamais prévu autant de sorties à la rentrée prochaine. "Thank you for making me happy" répète ad libitum, Dana Margolin, à la fin de "Born Confused". Tout est dit. Tout n'est pas si noir.

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