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Nazca so far : 2013-2019

Publié le 24 avril 2020 par Heepro Music @heepro

Nazca so far : 2013-2019


Normalement, mes rétrospectives concernent les albums. Normalement, je les présente de façon chronologique. Normalement. Mais, qu’est-ce qui est normal ? Rien. Alors, pour une fois, je vais vous parler de ce groupe français, qui tous les trois ans sort un petit EP. Petit, car il n’y a que cinq chansons de leur composition, mais grand par les émotions.

Normalement, je ne parle que de groupes qui me touchent profondément. Nazca en fait partie depuis trois ans maintenant… et je vais arrêter d’attendre enfin un album : votre prochain EP sera déjà énorme, à n’en point douter. Continuez ainsi, sans pression !

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Nazca so far : 2013-2019

Publié en décembre 2016 pour être précis, Of Lights And Shades propose cinq toutes nouvelles chansons du quatuor français dans la lignée de Cowboys’ Secrets. Nazca s’était fait remarquer par ailleurs pour des reprises (Lana Del Rey, Daft Punk), mais c’est bien leurs compositions originales qui m’ont le plus touché. Aussi ont-ils créé des chansons très personnelles et qui envoûtent l’auditeur dès la première écoute.

Se définissant eux-mêmes comme un groupe indie-folk-pop aux sonorités tribales, Nazca chante aussi bien en anglais qu’en français, cela grâce aux voix de Juliette et Zoé d’abord, ainsi qu’à celles de Navid et Marc, les quatre se mariant/mêlant à perfection. Les instruments joués vont de l’ukulélé de Juliette et Marc (membres fondateurs du groupe en 2012), la guitare du même Marc, au clavier et au glockenspiel de Zoé, sans oublier les incontournables percussions et le cajón de Navid.

L’univers déployé évoque irrémédiablement les influences hispaniques, du Pérou et la ville de Nazca, au cajón bien sûr. Ou encore, comme ils le rappellent volontiers, à la langue espagnole elle-même : « nazca » est en effet la forme subjonctive du verbe naître, « nacer », et s’utilise par exemple à la forme impérative pour vouvoyer une personne et lui dire, sous forme d’un conseil : « Naissez !». Oui, rien que ça.

Tel un bonus en fin de disque, l’addition d’une version au piano du premier single « For the braves » ajoute au bonheur de ma découverte en ce mois de novembre. Plus que jamais, je clame « vivement le prochain ! », et, surtout, je prie pour qu’ils nous offrent rapidement un premier album qui, je l’espère, leur donnera assurément la reconnaissance qui semble déjà leur tendre les bras.

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Nazca so far : 2013-2019
Deux ans que j’attendais une suite à Of Lights And Shades. Moi qui écoute si peu de musique francophone, je dois admettre que Nazca est une exception monumentale. Leur second EP sorti fin 2016 et que j’avais découvert en fin d’année suivante m’avait immédiatement conquis et, surtout, n’est jamais resté oublié – chose qui arrive à trop de disques, encore plus facilement, malheureusement, lorsqu’il s’agit d’EPs et non d’albums.

Si j’espérais un album, je me mets malgré tout à genou devant Away qui, petit à petit, commence à me charmer comme ce fut le cas avec son prédécesseur. Me croirez-vous si, tel un fan, je n’avais pas écouté, ou peut-être une fois seulement, le premier titre « Loups » que le groupe avait pourtant publié il y a un an.

Comme je le voulais, les nouvelles cinq chansons d’Away sont tour à tour touchante, magique, légère, nostalgique ou encore vitale ! Oui, la musique de Nazca est un peu comme une perle que l’on trouverait dans une huître : on se sent privilégiés d’avoir la chance de les avoir découverts…

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Nazca so far : 2013-2019
Tout avait démarré en 2013, avec leur premier EP, joliment intitulé Cowboys’ Secrets. En cinq chansons originales, comme ce sera le cas sur les deux suivants, l’ambiance est belle comme jamais. Ou plutôt, dans leur cas, comme à chaque fois. Mais alors, pourquoi ai-je mis tant de temps à écouter ces premières chansons ?

Tout d’abord, j’ai énormément écouté Of Light And Shades… Je me souviens m’être arrêté une fois ou deux sur celui-ci, avant et après, mais sans conviction. Ne cherchons pas pourquoi. De la même façon que j’avais attendu que sorte Away pour le découvrir dans son intégralité, alors même que « Les loups » avait déjà été publiée bien avant.

Aujourd’hui, nous sommes en 2020, et je le découvre enfin, sans préjugé ni attentes, si ce n’est de me dire que je ne pourrai que l’apprécier à sa juste valeur, enfin ! C’est le cas, et quelle jolie évolution en trois EPs, et dans le même temps quelque chose d’incroyable les unit tous les trois, une vitalité, une douceur, une humilité, une musicalité folk et légère…

Un triptyque parfait qui débutait sur les chapeaux de roue !



(in Heepro Music, le 24/04/2020)

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