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[Critique] PRIMAL

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] PRIMAL

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Titre original : Primal

Note: ★★★☆☆

Origine : États-Unis

Réalisateur : Nicholas Powell

Distribution : Nicolas Cage, Famke Janssen, Kevin Durand, Michael Imperioli, Michael Sirow, John Lewis, LaMonica Garrett…

Genre : Action

Durée : 1h37

Date de sortie : 31 mai 2020 (VOD)

Le Pitch :

Frank Walsh, un redoutable chasseur d’animaux sauvages, vient de capturer le rarissime jaguar blanc dans la jungle de Puerto Rico. En route pour les États-Unis, où il espère bien monnayer sa prise à prix d’or, Frank se retrouve à devoir cohabiter avec un dangereux tueur fraîchement appréhendé dans un cargo. Un tueur qui parvient rapidement à s’échapper et à libérer les animaux sauvages de leurs cages afin de semer le chaos sur le bateau. De quoi forcer Frank à se remettre en chasse…

La Critique de Primal :

Réalisateur de seconde équipe et coordinateur des cascades sur des productions comme Super Nacho, Les Trois Mousquetaires ou Resident Evil : Retribution, Nicholas Powell s’est lancé dans la mise en scène en 2015 en croisant le fer avec Nicolas Cage dans le boiteux mais distrayant Croisades. Avec Primal, le réalisateur retrouve Cage, qu’il dirige dans une espèce de déclinaison tordue de Piège en Haute Mer. Nicolas Cage campant un chasseur sans foi ni loi contraint de traquer un redoutable assassin sur un bateau alors qu’un peu partout traînent des animaux très dangereux. Tout un programme…

Chasseur barbu, cœur corrompu

On découvre ce bon vieux Nic Cage dans la jungle, la barbe à deux doigts de partir en sucette, en train d’attendre patiemment qu’un jaguar blanc se pointe dans sa ligne de mire. Vient alors l’animal. Un superbe exemple de ce qu’on peut faire avec un PC équipé de Windows 95 et d’un logiciel de création 3D tout aussi daté. Mais au fond ce n’est pas plus mal… Car dans Primal, la seule bestiole « réelle » est un perroquet à qui le scénario fait débiter tout un tas d’inepties. Et puis les animaux d’ailleurs, même si toute la promo s’est plus ou moins basée dessus, on ne les voit pas vraiment. À vrai dire, dès lors que Cage se retrouve sur le rafiot et que le tueur incarné par Kevin Durand se fait la malle, on oublie rapidement qu’un jaguar blanc supposé redoutable traîne ses guêtres dans les couloirs du paquebot. Les personnages aussi l’oublient. C’est dommage tant la présence plus affirmée du bestiau aurait pu faire de ce film d’action somme toute basique un truc autrement plus barjo. Même si bien sûr, la seule présence de Nicolas Cage au générique garantit heureusement quelques bons moments…

Primal-Kevin-Durand

La croisière s’emmerde

Pour autant, il est vrai que même si, fidèle à son habitude, Cage fait le show, on finit rapidement par s’ennuyer un peu devant ce jeu du chat et de la souris en milieu clos. La faute à un scénario très convenu et prévisible et à un réalisateur qui semble penser que son histoire ne méritait de toute façon rien d’autre que le minimum syndical. Mais cela aurait probablement pu être pire… Car au fond, à intervalles réguliers, quand on lui en donne les moyens, quand il se bastonne contre un Kevin Durand en roue libre ou quand il débite des punchlines assez drôles d’un air désabusé, Nicolas Cage nous en donne pour notre argent. L’acteur interprétant un chasseur qui au fond, n’est pas si mauvais, alors qu’en face, Famke Janssen, avec son tout nouveau visage en plastique, tente de l’inciter à laisser s’exprimer le mec bien qui sommeille en lui. Alors oui, en effet, c’est regrettable que le gros matou blanc soit si rare ou qu’on oublie tout aussi vite les singes tueurs d’homme (si, si). On a beau croire, au tout début, qu’on va se régaler devant un hybride bourrin et débile de Jumanji et Piège en Haute mer, au fond, il n’en est rien. Primal se range du côté de ces bons vieux clichés des familles. On a vu pire, y compris dans la filmographie récente de Nicolas Cage, mais au moins, le peu de prétention de la chose et sa courte durée, assortie donc à ce petit parfum, discret mais présent, inhérent à ces productions qui n’en ont rien à foutre de rien, à l’ancienne, sauve Primal des abysses de la nullité… C’est d’ailleurs dans ces moments où le réalisateur lâche un peu la bride à ses acteurs qu’on entrevoit ce que Primal aurait pu être s’il avait choisi d’y aller franchement depuis le début…

En Bref…

Nicolas Cage, Famke Janssenn et Kevin Durand sont sur un bateau. Un jaguar sort de sa cage et menace de bouffer tout le monde… Oui ça ressemble un peu à une blague. Une blague pas toujours aussi drôle qu’espérée pour un film foutraque et fauché, mais néanmoins divertissant…

@ Gilles Rolland

[Critique] PRIMALCrédits photos : Universum Film

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