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Ulla von Brandenburg, Le milieu est bleu, au Palais de Tokyo jusqu'au 3 janvier 2021

Publié le 16 septembre 2020 par Onarretetout

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Passée la première ouverture, je découvre l’accordéon qui à mon approche se met à jouer une note ou deux quelques instants en signe de bienvenue. Est-ce moi qui joue ? De cercle en cercle, de chapiteau en chapiteau, de toile soulevée en toile soulevée, j’avance dans des espaces changeants : couleurs, objets, images de cirque où je traverse la piste, où je peux aller et venir, regarder les autres visiteurs, les passants plus ou moins rapides, plus ou moins désireux, comme je le suis moi-même de toucher les cerceaux, les bâtons peints, de les faire voler dans l’espace, atteindre la meule de foin, les étoffes multicolores cousues et posées en cônes à l’endroit de ce qui peut être la scène et où je suis maintenant.

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Puis me voici dans le Théâtre du peuple de Bussang (dans les Vosges) où je retrouve les drapés, les couleurs, les grandes pièces de vannerie. J’attends que s’ouvre le fond de scène sur la forêt. Je ne sais pas exactement ce qui se joue là : est-ce une secte ? est-ce un conte du passé ? est-ce une communauté ? 

Dans la dernière partie, les corps disparaissent. Ne restent que les tissus immergés qui flottent dans un milieu marin.

De cette exposition de Ulla von Brandenburg, c’est à l’évidence la première partie que j’ai préférée. Il faudrait que je puisse me libérer un samedi pour assister à la performance qui lui donne sans doute un souffle différent.


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