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La belle aventure des stoïciens, et du stoïcisme 01

Par Abdesselam @abdesselam
LA BELLE AVENTURE DES STOÏCIENS, ET DU STOÏCISME 01

Bonjour et bienvenue dans pensée des temps présents, à la narration ECLAIRCAT. Le sujet de ce soir, les préliminaires avant d’aborder le stoïcisme à travers de courtes vidéos .C’était une grande civilisation, une belle aventure de la pensée, une épopée grandiose à l’origine de la civilisation occidentale. Bien que l’odyssée des stoïciens se fut achevée avec l’avènement du christianisme, et malgré les siècles, la pensée des stoïciens est toujours présente.

Le fantôme des stoïciens est toujours présent dans l’âme de nos grandes discussions philosophiques. Aussi, c’est un immense plaisir que de vous proposer une série de vidéos, courtes, consacrées au stoïcisme et aux stoïciens. Toutefois, une prudence est nécessaire avant d’aborder cette fabuleuse odyssée.
Il n’y a aucune raison d’aborder le stoïcisme avec notre vision contemporaine, il s’agit d’époques bien différentes, même si, en fin de compte, certaines préoccupations traversent les siècles et les millénaires pour demeurer identiques.
Des philosophes contemporains reprochent aux stoïciens d’être des résignés, d’accepter sans broncher le destin, voire d’aimer le destin qu’il soit heureux ou funeste. On leur a  opposé le célèbre argument du bourreau. C’est-à-dire que le stoïcisme ne tient pas la route du fait que ses adeptes  doivent aimer tout ce qui provient  de la nature, même leur propre  bourreau. Je vous j’expliquerai plus tard en détail ce que c’est que l’argumentation du bourreau. Honnêtement, c’est une argumentation qui n’est pas acceptable.
On a perdu la trace de beaucoup de philosophes du stoïcisme, ainsi que de la plupart de leurs œuvres, de leurs pensées. Toutefois, nous avons à notre portée, et la chose est extraordinaire, trois philosophes majeures : Épictète, Sénèque, et l’empereur Marc Aurèle.
Peut-on dire que les pensées d’Épictète, Sénèque, Marc-Aurèle sont le reflet de ce que pensaient réellement les stoïciens ? C’est un élément qu’il faudrait prendre en considération.
Aussi posons-nous la question suivante, comment peut-on connaître avec précision une civilisation qui date de plusieurs millénaires ?
Bien sûr, les fouilles archéologiques. Parfois la providence, en l’occurrence ici, la très mauvaise providence, fait que certaines villes sont préservées du fait d’un accident de la nature telle que l’éruption du Vésuve qui a anéanti Pompéi, Herculanum. Ces villes ont été bien préservées. Quoi qu’il en soit, par l’intermédiaire de fouilles archéologiques, on peut découvrir des lieux de culte, des lieux de loisirs comme les lupanars, des maisons, des villas, des théâtres et ainsi de suite.
Ces édifices, ces ruines, ces vestiges permettent de se faire une idée du quotidien de ces hommes et de ces femmes du passé.
Dans les maisons on découvre des œuvres d’art, des objets de culte, des objets de la vie domestique, et surtout et c’est ce qui nous intéresse le plus, des livres.

Le contenu de ces livres est-il le reflet de la culture des personnes de cette époque ?
La question est intéressante, puisque souvent, et c’est le cas encore de nos jours, on peut posséder des ouvrages, sans y adhérer nécessairement.
Je veux dire par là, le fait de trouver le manuel d’Épictète, les lettres de Sénèque, les pensées pour moi-même de Marc-Aurèle, veut-il nécessairement dire que les simples citoyens étaient des adeptes de la pensée de ces grands philosophes ?
Imaginons, par exemple, que pour une raison ou une autre, Paris venait à disparaître. 10 000 ans après, des archéologues venus d’une autre civilisation procèdent à des fouilles dans cette ville pour connaître comment vivaient les Parisiens au XXe siècle. Ils découvrent des maisons avec les ouvrages de Jean-Paul Sartre. Ces archéologues s’ils aboutissent à la conclusion que les Parisiens étaient à cette époque-là des existentialistes, commettraient une grande erreur. De même, le fait de trouver des bibles dans les hôtels américains ne signifie nullement que les Américains étaient pieux, ou pratiquants.
Voyez-vous, c’est toute la difficulté de savoir comment vivaient exactement des personnes il y a plusieurs millénaires. Aussi, dans la prochaine vidéo, et donc toutes les vidéos suivantes, je tiendrai compte de cette donnée indispensable. Malgré tout restent des penseurs prodigieux, des livres extraordinaires, un rêve infini.

Parmi les choses surprenantes et agréables quand on lit les œuvres de ces grands philosophes du stoïcisme, c’est la clarté de leurs propos. C’est très bien écrit, c’est très bien argumenté, c’est très fluide, il n’y a aucun jargon incompréhensible.
L’une des vertus de ces penseurs du passé est de nous transmettre un message sans ambages. Leurs propos n’étaient pas d’éblouir les gens par un imbroglio de phrases dissonantes, mais de mettre à leur disposition leur pensée de façon simple et sincère.
L’autre grande vertu de ces philosophes du stoïcisme est leur extrême humilité. La même humilité, on la trouve chez Épictète esclave au bas de l’échelle, la même humilité on la trouve chez Marc-Aurèle empereur au sommet de l’empire. Bien sûr, il y avait également ceux qui essayaient de brouiller le message par leur éloquence, par leur suffisance, par les équivoques tels que les sophistes. Mais ceux-là, l’histoire ne les a pas tellement retenus.
 Il m’a paru nécessaire de faire cette introduction avant de commencer notre belle aventure sur le stoïcisme, sur les stoïciens.
Merci pour votre écoute et a prochainement ici même


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