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Anime printemps 2021 : 86 EIGHTY-SIX l’anime à ne pas louper

Publié le 29 avril 2021 par Tanja @HaKo_niwA

Anime printemps 2021 : 86 EIGHTY-SIX l’anime à ne pas louper

86 EIGHTY-SIX est un light novel qui compte pour le moment neuf tomes il est écrit par Asato Asato et illustré par Shirabi. Les romans sont totalement inédits en France, mais l’éditeur américain Yen press a traduit déjà 7 volumes (physique ou numérique). La série est déjà assez populaire aux États-Unis et forme une belle communité, et nous avons enfin la chance de pouvoir nous pencher dessus grâce à l’arrivée de son adaptation en anime. Un épisode est disponible tous les samedis à 18h30 sur Crunchyroll. Cette saison comptera 11 épisodes au total.

Le résumé

Pour répondre aux attaques de drones autonomes envoyés par l’empire voisin de Giad, la république de San Magnolia a développé ses propres drones de combat surnommés les “Juggernaut », espérant ainsi limiter les pertes humaines. En réalité, ces appareils sont pilotés par les 86, les habitants d’un district secret considérés comme du bétail. (Crunchyroll)

Le major Vladilena « Lena » Milizé, une noble et officier militaire dans l’armée de la République, est assignée au commandement d’une unité d’élite de 86, « Spearhead », en tant que Handler, c’est-à-dire qu’elle commande l’escouade loin derrière les lignes de front. Dirigée par leur chef d’escouade, Shinei « The Undertaker » Nōzen, l’escadron Spearhead est tristement célèbre car de nombreux Handlers qui ont commandé l’escouade sont devenus fous et certains se sont même suicidés, Shin étant surnommé le « Dieu de la Mort ». (wikipedia)

Anime printemps 2021 : 86 EIGHTY-SIX l’anime à ne pas louper

C’est pas ma guerre

Le premier bon point de l’anime est son scénario. Il met tout de suite mal à l’aise le spectateur en le questionnant sur bien des points d’étiques et le rapport à la guerre. Même si l’âge des protagonistes est toujours un poil un peu jeune pour ce genre de rôle (16 ans au début de l’histoire). On ne s’y attardera pas tellement on est vite chamboulé par leur histoire.

Un événement à la fin de l’épisode 3 va tout changer dans leur relation. Car jusque là tous jouaient un peu un rôle. Shin se méfit de Lena, alors que cette dernière pense agir de la bonne manière alors que ce n’est pas du tout ressenti comme tel par son escadron.

Pour l’amour de son pays ?

Lena, Shinei et le reste de l’équipe vont faire connaissance. Elle va apprendre à ses dépends qu’il y a un revers à la médaille à vouloir être leur amis et à ne pas les traiter comme du « bétail ». Car oui, si elle est bien au chaud à l’intérieur de la ville derrière des murs protecteurs, l’escadron lui est au charbon et les combattants meurent. C’est sans doute ce qui fait l’intérêt de ce titre. Certes ils sont dans le même camp, mais eux ne le font pas par devoir, mais par obligation. Quand un meurt, il est remplacé et on ne s’intéresse pas plus à lui qu’à un pixel sur un écran.

D’ailleurs on sent tout de même que tout le monde ne vit pas bien cette situation, quand au début de l’anime on voit certains soldats de l’intérieur alcoolisé. Comment tenir le coup ? Comment ne pas culpabiliser et malgré tout faire parti de ce système ignoble. On retrouve un peu ce genre de réflexion lors de la première guerre mondiale où les gradés se la coulaient douce, alors qu’au front les soldats de petite classe mourraient par millier.

L’équipe

L’autre bon point c’est sa réalisation. L’anime est produit par Nobuhiro Nakayama (Sword Art Online: Alicization – War of Underworld) et réalisé par le studio A-1 Pictures. Il est dirigé par Toshimasa Ishii. Il a fait beaucoup de storyboard pour des séries diverses, et il a été directeur assistant de Mamoru Hosoda sur le film Mirai, ma petite sœur. Les postes de chara designer et chef animateur sont occupés par Tetsuya Kawakami qui s’est illustré sur quelques épisodes de Sword Art Online. L’animation est fluide et très agréable. Et la direction artistique vraiment très belle dans un contexte assez dur. 86 EIGHTY-SIX nous propose de vrai beau moment d’animation.
Les musiques sont du talentueux Sawano Hiroyuki à qui l’on doit parmi les meilleurs partitions de ces dernières années (Promare, L’attaque des titans, Kill la kill). Ses envolées et ses chansons sont reconnaissable entre mille. Le reste de l’équipe a tout autant de qualité.

Le générique de début, 3-pun 29-byou, est interprété par le groupe de Jrock hitorie. Aussi intéressant, le générique de fin avec le titre Avid de SawanoHiroyuki[nZk]:mizuki. Quand Sawano Hiroyuki fait une collaboration avec un artiste il accole son nom, le nom de l’artiste séparé par [nZk]:. Si vous le cherchez sur spotify ou appel musique vous le trouvez sous ce nom solo de SawanoHiroyuki[nZk].

86 EIGHTY-SIX est vraiment des gros coups de cœur de cette saison, dès les premières minutes nous sommes plongés dans un univers inhumain ou des hommes utilisent d’autres hommes pour se faire la guerre et épargner une certaine partie de la population. Une réalité déchirante que nous ressentons douloureusement au travers du personnage de Lena.

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