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Mes citations littéraires préférées #20

Publié le 06 mai 2021 par The Cosmic Sam @thecosmicsam

Après avoir retrouvé un rythme de lecture raisonnable le mois dernier (enfin !), je vous partage ma dernière sélection de citations favorites.

Issus de livres très différents, ces passages m’ont particulièrement inspirée, émue ou amusée. En les relisant après avoir tourné la dernière page, ces citations résonnent parfois différemment de la première lecture. Elles correspondent toute à un état d’esprit particulier et je sais que je prendrai du plaisir à les relire dans quelques jours, semaines ou mois, tout comme c’est le cas des citations déjà relevées au sein de mes précédentes éditions, que vous pouvez toutes retrouver ici.

Je vous laisse découvrir, si ce n’est pas déjà le cas, les mots d’Emily Brontë, Jean-Louis Cros, Anne Glenconner et Barcella, quatre auteurs d’époque et de style divers.

Peut-être que certains de ces extraits vois donneront envie de découvrir les livres desquels ils sont tirés. Dites-moi en commentaire si c’est le cas.

Mes citations littéraires préférées #20
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« Il aimera comme il haïra, sans en rien laisser paraître, il regardera comme une sorte d’impertinence l’amour ou la haine qu’il recevra en retour ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent » (mon avis sur le livre ici)

« Si les regards ont un langage, la plus simple d’esprit aurait pu deviner que j’étais amoureux fou ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« Un bon coeur vous aidera a avoir une bonne figure ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« Ici, je pourrais concevoir un amour de toute la vie comme une chose possible ; et, jusqu’à présent j’étais fermement convaincu qu’aucun amour ne pouvait durer plus d’un an. L’état des uns ressemble à celui d’un homme devant un plat unique, sur lequel il concentre tout son appétit et auquel il fait largement honneur ; l’état des autres à celui du même homme devant un dîner composé par un cuisinier français : de l’ensemble, il tirera peut-être autant de satisfaction, mais il ne considérera et ne se rappellera chaque plat que comme un simple atome ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« J’ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m’a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l’eau, et ont altéré la couleur de mon esprit ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« Aussi ne saura-t-il jamais comme je l’aime ; et cela non parce qu’il est beau (…), mais parce qu’il est plus moi-même que je ne le suis. De quoi que soient faites nos âmes, la mienne et la sienne sont pareilles et celle de Linton est aussi différente des nôtres qu’un rayon de lune d’un éclair ou que la gelée du feu ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« Mes grandes souffrances dans ce monde ont été les souffrances de Heathcliff, je les ai toutes guettées et ressenties dès leur origine. Ma grande raison de vivre, c’est lui. Si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d’exister ; mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, k’univers me deviendrait complètement étranger, je n’aurais plus l’air d’en faire partie. Mon amour pour Linton est comme le feuillage dans les bois : le temps le transformera, je le sais bien, comme l’hiver transforme les arbres. Mon amour pour Heathcilff ressemble aux rochers immuables qui sont en dessous : source de peu de joie apparente, mais nécessité ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« Ce bonheur eut une fin. Voyez-vous, il faut bien qu’à la longue nous pensions un peu à nous-mêmes ; l’égoïsme des natures tendres et généreuses est seulement plus justifié que celui des natures altières ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« Je ne vous ai pas brisé le cœur, c’est vous-même qui l’avez brisé ; et en le brisant, vous avez brisé le mien. Et c’est tant pis pour moi si je suis fort. Ai-je besoin de vivre ? Quelle existence sera la mienne quand… Oh ! Dieu ! Auriez-vous envie de vivre avec votre âme dans la tombe ? »

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« Il est difficile de pardonner, en regardant ses yeux, en touchant vos mains décharnées. Embrassez-moi encore ; et ne me laissez pas voir vos yeux ! Je vous pardonne ce que vous m’avez fait. J’aime mon meurtrier… mais le vôtre ! Comment le pourrais-je ? »

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« Je ne sais pas si c’est une disposition qui m’est particulière, mais il est rare que je ne me sente pas heureuse quand je veille dans une chambre mortuaire, pourvu qu’il n’y ait pour partager ce devoir avec moi personne qui gémisse ou se désespère. J’y vois un repos que ni la terre ni l’enfer e peuvent troubler ; j’y trouve l’assurance d’un au-delà sans bornes et sans ombres – l’Eternité enfin conquise – où la vie est illimitée dans sa durée, l’amour dans son désintéressement, la joie dans sa plénitude ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« Tu as un cœur et des nerfs tout comme les hommes tes frères. Pourquoi vouloir les cacher ? Ton orgueil ne peut aveugler Dieu. Tu l’incites à les torturer jusqu’à ce qu’il t’arrache un cri d’humilité ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« La traitrise et la violence sont des lances à deux pointes ; elles blessent ceux qui y ont recours plus grièvement que leurs ennemis ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

« Telle était sa plus parfaite idée du bonheur céleste. La mienne, c’était de me balancer dans un arbre au vert feuillage bruissant, quand souffre un vent d’ouest et que de beaux nuages blancs glissent rapidement dans le ciel ; quand non seulement les alouettes, mais les grives, les merles, les linottes, les coucous, prodiguent de tous côtés leur musique ; quand on aperçoit la lande au loin, coupée par de frais vallons noyés dans l’ombre ; et tout près, de grands tertres couverts d’herbes hautes ondulant en vagues sous la brise ; des bios et de l’eau tumultueuse, le monde entier en mouvement et frémissant de joie. Il aimait à voir tout reposer dans une extase de paix ; j’aimais à voir tout étinceler et danser dans un glorieux jubilé. Je prétendais que son paradis ne serait qu’à moitié vivant ; il disait que le mien serait ivre ».

Emily Brontë – « Les hauts de hurlevent »

Mes citations littéraires préférées #20
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« Dans l’égale nuit de ses paupières, mais à l’abris derrière elles, il lui semble progressivement deviner d’où sa souffrance nait. C’est sur ses mollets que s’acharne la mâchoire, c’est là qu’elle déchiquète sa chair de ses canines ensanglantées… Et l’haleine de cette gueule incline la tête du jeune homme en arrière. Il transpire, il s’évanouit. Ses longs cheveux collés par la brume glacée tracent un lacis sur ses joues, son cou ».

Jean-Louis Cros – « Gésir » (mon avis sur le livre ici)

« Depuis son léger contrebas, il la voyait de profil. Sur ses joues, son front, la lueur bleutée venue des étoiles dessinait des paysages, là aussi, comme enneigés ».

Jean-Louis Cros – « Gésir »

« … Et pourtant à nouveau la surface mouvante ondoie monotonement sous son dos, à nouveau la plaine des vaguelettes clapote sans émoi devant ses yeux, et, la main droite caressée par la délicate morsure de l’eau, le jeune homme aperçoit la lancinante certitude de deviner sa propre fin, de voir avec clarté la fermeture implacable imposée à la répétition des jours… Des rencontres, des surprises, quelques joies peut-être aussi, mais au bout finalement : rien ! Rien, sinon gésir ».

Jean-Louis Cros – « Gésir »

« Comme un triste tronc flottant, il se réalise maintenant condamné à n’être qu’un corps allongé. Un gisant environné des souvenirs aquatiques de ce que fut, de ce qu’aurait pu être sa vie ».

Jean-Louis Cros – « Gésir »

« Concevoir une chose n’entraîne pas forcément de croire qu’elle existe… »

Jean-Louis Cros – « Gésir »

« La découverte l’enchante, car il entrevoit que les émois reconsidérés pourraient être, en réalité, infiniment plus riches, infiniment plus beaux que l’éphémère réalité dont il se font l’écho ».

Jean-Louis Cros – « Gésir »

« Les yeux grands ouverts sur le noir, le jeune homme avait longtemps laissé résonner en lui les paroles de son aîné tandis que, de temps à autre, un croassement de grenouilles, le vol furtif d’un chat-huant, ou peut-être d’une chauve-souris, avaient semblé les prolonger. Il avait ainsi eu l’impression que l’écho de tout ce que son frère venait de dire était toujours là, les environnant comme une vapeur flottante, une buée ».

Jean-Louis Cros – « Gésir »

« Au delà, la surface de l’eau s’étend. C’est une langue immense, faite de milliards d’étincelles miroitantes dont les premières, les plus proches sont comme des lunules, des coupelles d’argent aux contours précis même si mouvants ; tandis qu’à mesure que le regard se porte au loin, on ne les distingue plus que sous la forme de poussière, de nuée indistincte où le soleil se reflète. Quelle beauté que celle du monde ! Et surtout quelle immédiateté ! Quelle implacable certitude que tout y est lié! »

Jean-Louis Cros – « Gésir »

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« Le blason de ma famille représente une autruche avalant un fer à cheval, symbole de notre capacité à digérer absolument tout ».

Anne Glenconner – « Dame d’honneur » (mon avis sur le livre ici)

« Les choses ont une tendance naturelle à se résoudre, pas nécessairement de la façon à laquelle on s’attend, et il ne faut jamais leur forcer la main ».

Anne Glenconner – « Dame d’honneur »

« Le véritable art de la conversation ne consiste pas seulement à dire ce qu’il faut au bon moment, mais à se taire au moment où l’on est tenté de dire ce qu’il ne faut pas ».

Dorothy Neville-Rolfe citée par Anne Glenconner – « Dame d’honneur »

« Cette expérience a constitué une sorte d’augure pour le reste de mon existence : aux instants les plus éblouissants de ma vie en succéderaient d’autres si sombres que j’en viendrais souvent à me demander si je n’avais pas simplement rêvé les premiers ».

Anne Glenconner – « Dame d’honneur »

« Nous n’avons pas été élevés pour jeter l’éponge mais pour la passer en serrant les dents ».

Anne Glenconner – « Dame d’honneur »

« Je regarde le mont Fuji et si je meurs demain, ça me sera égal, parce que j’aurai été au paradis – je peux voir les cieux ».

Henry Lovell Tennant cité par Anne Glenconner – « Dame d’honneur »

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« Il lui fallait briller à défaut d’éclairer ».

Barcella – « Les papillons » (mon avis sur le livre ici)

« Je divaguais entre deux mondes. L’un était intérieur, l’autre sans intérêt ».

Barcella – « Les papillons »

« Il n’y a pas de mal à pleurer vous savez. Pleurez sur mon épaule, j’ai…le coeur parapluie ».

Barcella – « Les papillons »

« Soudain, je me sentis errer en Tétanie, un pays où la voix, les bras ne répondent plus ».

Barcella – « Les papillons »

« Vivre, c’est s’abreuver de la beauté du monde, c’est boire chaque paysage, et c’est apprendre à voir ».

Barcella – « Les papillons »

« Je découvrais le coeur de ce vaisseau de bois, tel un explorateur, contemplant chaque détail de son anatomie. Les rayons du soleil chantaient par les fissures et donnaient à ce lieu des airs de cathédrale ».

Barcella – « Les papillons »

« Cette artiste, qui qu’elle soit, semblait voir des fabriques à nuages à la place des usines et j’aimais sa façon de repeindre le monde ».

Barcella – « Les papillons »

« Sourire. C’était sans doute la clef. Les enfants savent cela, les adultes l’oublient. Sourire avec le coeur, la bouche et puis les yeux. Cela paraît si simple quant tout est à sa place. Si complexe pourtant quand les ombres s’en mêlent ».

Barcella – « Les papillons »

« Aimer (…) c’est cajoler chaque heure, quérir l’or du commun et le répandre encore ».

Barcella – « Les papillons »

« Mon coeur est arrimé à la beauté du monde. Il bat pour embrasser les douceurs de la vie. Te savoir avec moi ne peut que l’apaiser ».

Barcella – « Les papillons »

« Les arômes comme les fleurs nous donnent d’habiles leçons… Il faut attendre, cultiver sa patience pour goûter les vertus qui s’y tapissent ».

Barcella – « Les papillons »

« Ne pleure pas trop le passé… Tu sais, la vie en noir et blanc, c’était pas que du bon. Fais la tienne en couleurs, et uses-en tes pinceaux ».

Barcella – « Les papillons »

« La vie chantait ses droits tout au coeur du chaos, comme les fleurs poussent parfois aux cicatrices des murs ».

Barcella – « Les papillons »

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Ces citations vous ont-elles plu ? Lesquelles vous donnent le plus envie de lire leur auteur(rice)? Et vous, vous avez relevé de jolies citations au cours de vos dernières lectures ? N’hésitez pas à les partager par ici…

Crédit photo de couverture : L&T


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