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Introduction à l’utilitarisme

Par Abdesselam @abdesselam
INTRODUCTION À L’UTILITARISME

INTRODUCTION À L’UTILITARISME.

Le XIXe siècle connaîtra des bouleversements socio-économiques. C’est dans ce siècle qu’auront lieu les grandes utopies : celles du socialisme et des grandes idées du libéralisme.

Je vous invite à visionner mes différentes vidéos sur ma chaîne YouTube, liens en fin d’article.

Il est intéressant de noter que tous ces bouleversements auront lieu dans le monde anglo-saxon spécialement en Angleterre.

Toutefois, à côté de ces changements, va apparaître une nouvelle forme de pensée : l’utilitarisme.

Pour le moment on se contente d’une définition à minima de l’utilitarisme pour progresser dans notre démonstration :

Selon cette pensée, une action n’est ni bonne ni mauvaise en soi. Elle est bonne si elle procure le maximum de plaisir et de bonheur pour le maximum de personnes.

Ce qui est intéressant avec l’utilitarisme est qu’il s’agit d’une philosophie, d’une pensée, d’une idéologie, construite théoriquement à partir de zéro. Puisque pour la première fois, en principe, on ne fait aucune référence aux grands penseurs et philosophes classiques tels que Platon, Socrate, Aristote…

Si la notion d’utilité existait déjà chez des penseurs français tels que Helvétius, Maupertuis, ce seront les penseurs anglais qui vont lui donner sa dimension philosophique, sociale, voire scientifique. Il s’agit de :

  • William Goodwin
  • Jeremy Bentham
  • Stuart Mill

Jeremy Bentham est considéré comme le père fondateur de l’utilitarisme. En effet, c’est lui qui va mettre au point l’utilitarisme en tant que méthode de pensée indépendante.

En ce sens, il se différencie radicalement de tout ceux qui l’ont précédé et qui parlaient surtout de l’intérêt général.

Si William Godwin a été l’un des précurseurs de l’utilitarisme, il ne lui a pas donné des assises aussi structurées que son compatriote Bentham.

Stuart Mill, quant à lui, va reprendre les bases du travail de Bentham pour les affiner, les critiquer, les améliorer.

L’un des éléments majeurs est que tous ces philosophes englobent plusieurs domaines de réflexion : économique, social, philosophique, psychologique, voire scientifique.

Il faut garder en vue que l’utilitarisme n’est pas une idéologie figée, au contraire, elle évolue au fur et à mesure des contributions de tous les philosophes et de tous les penseurs anglo-saxons.

De l’utilitarisme vont se ramifier d’autres idéologies qui constituent en elles-mêmes des modes de pensée à part :

La casuistique

La jurisprudence.

Tout ceci rend le concept de pensée utilitaire assez complexe pour un citoyen qui ne connaît pas le monde anglo-saxon.

En effet, si l’on ne connaît pas ce mode de pensée anglo-saxon, on risque de tout ignorer du fonctionnement de leur justice, de leur enseignement, et d’une façon générale de tout ce qui touche l’Angleterre et les États-Unis d’Amérique.

On risque, de même, de ne pas comprendre les fondements de certains événements qui constituent l’actualité. Beaucoup d’informations journalistiques risquent d’être appréhendées par l’émotion, voire le rejet du côté de la France, alors que du côté anglo-saxon il s’agit de choses des plus banales.

Mais plus grave encore, l’incompréhension du monde anglo-saxon risque de condamner à ne pas comprendre les grands défis de notre monde contemporain.

L’exemple du contrat des sous-marins entre l’Australie et la France en est l’un des symboles les plus impressionnants.

Pour rappel, la France devait construire, pour plusieurs dizaines de milliards de dollars, des sous-marins nucléaires pour l’Australie. En ce sens, un contrat a été signé. L’Australie à résilier ce contrat pour le confier à l’Angleterre et aux États-Unis d’Amérique.

Parallèlement, un accord dit AUKUS a été signé entre ces trois pays : Australie, USA, Angleterre.

Quand on observe les réactions de chaque pays, on se rend compte que nous sommes en plein incompréhension.

Pour les Français, une parole est une parole selon la logique et la morale républicaine classique. Pour les Anglais, – et à ce propos la réaction de Boris Johnson est assez édifiante -, le fait que l’Australie renonce à son contrat est bénéfique pour le plus grand nombre de personnes, c’est-à-dire pour les citoyens anglais, australiens et américains. C’est le concept même de l’utilitarisme.

Si les Français n’arrivent pas à comprendre comportement des australiens et de leurs alliés, de son côté Boris Johnson ne comprend pas le comportement des Français. Nous somme dans la confrontation de deux mondes différents.

Que ce soient les Américains, les Anglais, les Australiens, ce sont eux, à côté de la Chine et du Japon, les grands pays de l’innovation. Non seulement de l’innovation, mais ils sont, de même, les moteurs de l’économie mondiales.

Comprendre la pensée anglo-saxonne et l’utilitarisme devient, je le crois fermement, un impératif qui s’impose à tous les pays qui sont non anglo-saxons

Aussi, dans ce blog, à travers plusieurs de mes articles, je vous invite de façon progressive à comprendre ce monde à part, le monde anglo-saxon avec son utilitarisme.

J’ai déjà consacré plusieurs articles et une vidéo à William Goodwin. Je vous invite à en prendre connaissance

INTRODUCTION À L’UTILITARISME

J’ai déjà consacré plusieurs articles et une vidéo à William Goodwin. Je vous invite à en prendre connaissance

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