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Pourquoi on ne croit plus en la science ?

Par Abdesselam @abdesselam
POURQUOI ON NE CROIT PLUS EN LA SCIENCE ?

POURQUOI ON NE CROIT PLUS EN LA SCIENCE

Au cours d’une interview, un intellectuel et philosophe très connu pour ses lunettes rectangulaires, qu’il met du reste bien en avant, s’étonne que les gens ne croient plus en la science. Par son attitude, ce philosophe dénigre essentiellement les gens qui deviennent, selon lui, des incultes parce qu’ils ne croient plus en la science porteuse du salut.

En réalité, cette interrogation comporte deux volets distincts. En premier lieu, il faut considérer le mot croire. En second, le mot science.

Aussi, examinons d’abord ce volet de croyances.

Je suppose que ce philosophe utilise le mot croyances au sens de confiance, certainement de confiance aveugle.

Il serait bon de rappeler l’histoire, pas très ancienne somme toute.

Il y a juste cela quelques décennies, dans les années 50 et 60 les gens croyaient durement et fermement en la science.

Ainsi, au cours de ces périodes, dans beaucoup de pays, en particulier les États-Unis d’Amérique, les gens vouaient à la science une conviction sans limites.

Il y eut ce fameux engouement pour le tout chimique. On pensait sincèrement que, grâce à ces produits artificiels, on pourrait recouvrer la santé, améliorer son rendement, améliorer son sommeil.

Beaucoup, dans leurs croyances aveugles en la science, ont cru bon d’utiliser des amphétamines pour être plus productif, le jour.

Le soir, ils prenaient des somnifères pour dormir, puisque l’on sait que les amphétamines, en plus d’exciter, provoquent des insomnies. Le résultat a été des plus catastrophiques avec des dépendances gravissimes.

Un autre aspect de cette croyance en la science fut ces aspersions en masse de population avec le DDT. Le DDT était un puissant insecticide en vogue dans les années 50 et 60.

Et surtout, n’oublions pas de le rappeler, encore une autre fois, la croyance aveugle en le nucléaire. Cette croyance a amené certains à habiter dans la proximité de centrales nucléaires. Ces gens-là étaient motivés, avant tout et surtout, par la confiance qu’ils accordaient aux scientifiques qui prétendaient que le nucléaire était sans danger.

Plus proche de nous, la catastrophe de Tchernobyl est un exemple édifiant. Bien évidemment, ce n’est pas la science en elle-même qui est mise en cause puisqu’il s’agit d’un accident. Mais, quand même, les gens avaient confiance en la sécurité proposée par un autre aspect de la science.

Donc, finalement, les gens croyaient en la science ; la science méritait-elle cette confiance ?

Le second aspect des préoccupations de notre brave philosophe à lunettes rectangulaires concerne la science.

La science, en elle-même, est un mot qui est général. Plutôt que de parler de science, je parlerai de scientifiques.

Lorsqu’on évoque les femmes et les hommes de science, nous avons dans notre imaginaire des gens vertueux : Pasteur, Pierre Curie, Marie Curie, Lavoisier, Newton. Et tant bien d’autres.

Toutes ces personnes se distinguaient, du moins dans nos fantasmes, par leur noblesse. Ils travaillaient, avant tout et surtout, pour le grand Bienfait.

De plus, c’étaient des hommes et des femmes d’exception, à tel point que, de leur vie on a fait, soit des films, soit des téléfilms, soit des romans.

Qu’en est-il des scientifiques d’aujourd’hui ?

On n’en sait absolument rien, de leur présence, si ce n’est qu’il faudrait mettre dans leurs recherches une clause de non-conflit d’intérêt.

On voit chaque jour les résultats de la science : la 5G, la fibre optique, des Smartphones de plus en plus débilement intelligents.

Mais, toutes ces avancées, plus technologiques que scientifiques, ne concernent certainement pas l’homme. Ou, du moins, pas dans ce qu’il a de plus précieux, c’est-à-dire sa santé. Cela concerne l’homme dans ce qu’il a de plus précieux pour les scientifiques, c’est-à-dire, sa poche.

L’épidémie de la COVID nous montre au moins deux choses :

1 – Une simple épidémie virale a mis l’humanité à terre. Ce qui revient à dire que, depuis toutes ces décennies, les scientifiques n’œuvraient à aucun moment pour la santé humaine. Devrais-je rappeler que le cancer tue encore, il en est de même de la mucoviscidose, pour ne citer que ces grands fléaux. Le sujet est très long.

2 – La technologie était là et bien là et aurait pu être mise bien avant au service de l’humain. La facilité avec laquelle on a mis au point des vaccins prouve qu’on aurait pu mettre toute notre énergie avant tout et surtout dans la santé.

Croire en la science, bien sûr, bien évidemment, à condition qu’elle croie en l’humain.

Si vous appréciez mes chroniques, vous apprécieriez certainement ma nouvelle collection l’essentiel pour les flemmards. Le premier numéro est déjà en vente il porte le titre de cancel et contre cancel culture une méchanceté bienheureuse. Disponible sur Amazon.

Toutefois, si je ne devais vous proposer qu’un seul de mes livres, ce serait à l’orée d’une rue, une romance qui, non seulement vous rendra heureux et heureux, mais vous fera découvrir la vie sous un autre aspect.

POURQUOI ON NE CROIT PLUS EN LA SCIENCE ?

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