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Asteroid Blues - EP Asteroid Blues

Publié le 17 janvier 2022 par Concerts-Review
Asteroid Blues - EP Asteroid Blues

Asteroid Blues - EP Asteroid Blues

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Asteroid Blues 2021
Loin, loin, ils viennent de loin ces asteréoides. A partir de Sydney, ils nous apportent leur son intersidéral sous forme de 4 rayons laser.
1. Blackstar 05:14
2. Infinity Man 04:11
3. Hallucination Bay 05:56
4. Caffeine & LSD 04:02
Les 5 cosmonautes, en formation depuis 2018, prennent caféine et LSD qui leur procurent des hallucinations d'homme infini (descendant des personnages de Jack Kirby dans DC Comics) en direction d'une étoile noire (courtesy from David Bowie).
Ils puisent leur imagination, non pas dans le cosmos, mais dans des souvenirs de jeunesse et d'insouciance dans leur ville d'origine.
Ils s'appellent :
Tristan 'Danger' Walsh
Corey 'The Lorax' Woods
Brenton 'Lemon' Petrov
Ewan Borthwick
Keegan 'Big Sauce' Coulduck (le surnom pourrait être autant canard cool que grosse sauce!)
Le design ouvre un trou noir dans un ciel bleu, floqué de nuages blancs. Cette brèche déformée, digère 'Asteroid blues' (tout aussi déformé) et ses musiciens photographiés live en noir et blanc.
'Not a blues band' précisent-ils sur le net. Vous pourrez le vérifier ici bandcamp
Et bien non, 'Blackstar' ne rend pas hommage à David Bowie. On s'installe sur une première orbite géostationnaire pour observer cette étoile.
Un faux démarrage laisse place à des arrangements chaloupés, légèrement reggae. L'ambiance générale se situe parmi des tonalités English Kooks. Happé d'entrée et capté jusqu'au bout, je tape du pied et je goûte cette délicieuse mélodie.
Sur le refrain, guitare, basse, batterie rockent à qui mieux mieux et miaule le chant. Il s'élève en bout de piste n'hésitant pas à abandonner les textes au profit de 'whoho' avant de libérer Keegan qui envoie la sauce dans un solo de guitare brûlant.
'Infinity man', s'est fait la malle en single l'année dernière déjà. La batterie guide un rythme régulier ajusté aux battements de la basse-coeur. Il s'agit d'un morceau pop-rock aux douces effluves psyché.
Fragile, la composition autorise un arpège à tisser sa toile pour des vocaux précieux couverts de bonnes manières.
Un frottement de cordes accompagne ensuite la gratte arachnéenne qui achève son périple dans un solo aux effets wahwah (après les whoho de 'Blackstar', un rock clébard adapté aux bistrots?).
'Hallucination bay' porte la classe dandy des Arctic Monkeys. La voix aux teintes d'Alex Turner croone, résolument séductrice.
Pour les plus pointus ou les locaux, je citerais Nathan Jacques des Fabulists, (groupe originaire de Bressuire dans les 2 Sèvres ( cf review) qui mériterait plus d'exposition.
Dès les 1ères secondes aux cordes crissantes et voix quasi a capella, frêle et pourtant pleine d'assurance, la magie opère.
L'allumage s'effectue dans une allure flegmatique sous des mouvements lascifs de basse et guitare en reverb... une rampe de lancement pour un crescendo poignant. La guitare part d'abord en battements puis le riff cingle le palpitant.
Le procédé se répète dans un 2è tour puis un 3è où la voix, immergée, souffle, à chaque fois, des bulles d'émotion. Au risque de me répéter, je trouve cette composition fabuleuse.
'Caffeine & LSD', choisi en single, s'annonce par un riff tournoyant. Faux départ, le couplet préfère poser des fondations sur une basse, bien ronde, roulant sur une batterie sobrement subtile.
Le riff sidérant revient sur le refrain où la voix s'emballe. Au terme, l'envoûtement se rompt dans un rythme cassé et saccadé.
Encore une fois, la valeur n'attend pas le nombre des années. Aucune démonstration n'est nécessaire, la musicalité fine s'affirme, innée, inéluctable, inébranlable.
Les Australiens ne mentent pas, aucun blues, le voyage dans les astres procure un bien être indescriptible!


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