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Damon Albarn – Live à la Philharmonie de Paris

Publié le 07 mars 2022 par Touteouie @Toute_Ouie

Damon Albarn - Live à la Philharmonie de Paris

Un rencard avec Damon Albarn, à Paris, comment refuser ? En ce samedi 5 mars, on a ressorti notre plus beau poncho irlandais direction la capitale pour une soirée un peu particulière. Mais avant de te relater cette petite histoire, revenons sur la genèse de ce projet cher à notre coeur.

Damon Albarn – Live à la Philharmonie de Paris

Tout a commencé en 2019. On était alors encore à Lyon. On rentrait même du concert de The Good The Bad and the Queen à Paris et on apprenait que le sieur Damon Albarn qu'on appelle affectueusement Dieu - passerait en 2020 à l'auditorium de Lyon pour présenter un nouveau projet mystérieux. Forcément, notre sang n'a fait qu'un tour et on a pris notre place. Evidemment, un concert en 2020 n'était pas chose garantie. Il fut donc annulé puis reporté à avril 2021. Tant pis, on reprend une place. L'ami Covid nous fait le coup une 2e fois. Le concert est cette fois-ci reporté à 2022. En pleine préparation des oraux du concours, on s'est dit qu'avec un peu de chance, même si on l'avait on resterait peut-être sur Lyon pour l'année de stage. Donc on a repris une nouvelle place... Et bien notre calcul a été faux. Direction Auxerre à la rentrée de septembre. Le concert ayant lieu un dimanche, on avait peu de chance d'y assister... Et puis on s'est dit que si Damon Albarn venait à Lyon, il y avait de fortes chances qu'il passe d'abord à Paris. Et c'était le cas. Le rendez-vous est donc pris le 5 mars 2022. Donc tu l'as compris, ça fait donc 3 ans qu'on attend ce fichu concert... 3 ans de frustration musicale.

C'est une grande première pour Toute Ouïe de se retrouver à la Philharmonie. L'architecture extérieure est sublime. On en profite pour visiter l'expo sur le hip-hop, qu'on te conseille : Hip-hop 360. Puis l'heure du concert approche. Pas de bombe nucléaire en vue. Il aura peut-être bien lieu finalement. Comme on est une groupie, on a choisi une place sur le parterre, au 2e rang. La vue est impeccable. On est prête à prendre plein les oreilles et les mirettes. A 20h30, les lumières s'éteignent. Ponctuels dites donc ! On a bien fait de ne pas trop trainer au bar de la Philharmonie !

Départ pour l'Islande

Un homme venu de la salle se met à parler en islandais (on connait mal la langue mais vu que le concert est autour du dernier album solo de Damon Albarn sur l'Islande, on se dit que ça doit être ça). Il pousse des cris étranges alors qu'il grimpe sur la scène. Des corbeaux se mettent à croasser. On est plongé directement dans une ambiance froide particulière. Après plusieurs minutes, l'homme en question laisse la place à Damon Albarn et à son groupe. C'est parti pour 1h30 d'un spectacle un peu à part. Evidemment il entame le set avec le morceau qui donne son titre à son album : The Nearer the Fountain the more pure the Stream flows. Un peu notre chouchou du disque d'ailleurs. Le son est parfait. La voix refuge de Damon Albarn vient nous chatouiller l'oreille. On est tellement contente d'être là, à voir enfin ce concert...

Difficile de traduire ce qu'on a pu ressentir pendant ce concert. Albarn et son équipage (big up au bassiste) se sont vraiment employés à nous transporter au-delà des mers sur une terre hostile et lointaine. Si on a grimpé sans hésiter dans le bateau, on a eu parfois quelques difficultés à y rester. L'aspect froid de l'ensemble nous a fait décrocher à plusieurs reprises. Bien sûr, on a toujours pu remonter à bord mais finalement ce voyage avec Albarn n'aura pas été de tout repos. On ne retrouve pas l'anglais communicatif et chaleureux qu'on aime voir en live. Il est vissé à son piano et son personnage s'efface derrière l'ambiance mystérieuse qu'il souhaite partager cette fois-ci. Rien que le fait de pousser son projet solo jusque dans la performance live est tout à son honneur, d'ailleurs. On est désarçonné mais on ne boude pas non plus. L'ensemble est léché : les zicos qui accompagnent Albarn sont incroyables et semblent prendre du plaisir sur scène. Et on ne revient pas sur la qualité du son. Rien que d'y penser on en a des frissons.

Bref, pour toutes ces raisons (et aussi parce que c'est Damon et qu'on ne peut pas lui en vouloir), on repart de la Philharmonie complètement partagée mais heureuse. Il y a eu ces moments d'exception où on a eu l'impression d'avoir eu Albarn rien que pour nous, tous les deux, posés sur un nuage au-dessus du reste du monde. Et puis il y a eu ces moments où on est resté sur le bord de la route islandaise en train de faire du stop pour retourner sur ce fameux nuage. Enfin, on a revu Dieu avant la fin du monde et c'est tout ce qui compte.


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