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En Arctique, sur les traces de Students On Ice: Fjords brumeux et site archéologique mystérieux!

Publié le 12 août 2008 par Alternativechannel
Expédition en Arctique 2008 Par les jeunes contributeurs de Students On Ice Nos collaborateurs de Students On Ice partagent avec nous leur péripéties en Arctique! Par Benjamin Tur, Étudiant Quand on voyage sur un bateau en arctique, il arrive que le froid gagne les cabines au petit matin, et réveille ses occupants, les amenant à devoir se lever bien plus tôt que prévu. Cependant, un réveil matinal présente un avantage, voir la nature en plein éveil, regarder le soleil se refléter sur une mer, elle-même réveillée par les remous du bateau et découvrir à mesure que le cocon de brume matinale se retire, un paysage grandiose: un fjord. Alors que j’abusais, comme de toute bonne chose, du panorama sur le pont avant, Geoff s’est approché de moi pour me murmurer ceci: « Aucun mot d’aucune langue ne peut raconter ce qu’il nous est permis de voir » (un fait que je peux désormais confirmer lorsque je vois à quel point il est dur de trouver les bons mots.) Alors faites appel à votre imagination, cette petite lumière qui a pu s’éteindre, mais qu’il est encore tant de raviver. Imaginez naviguer sur un bras de l’océan, une minuscule ramification de cette immense étendue d’eau qui aurait, de chaque coté, d’immenses falaises sculptées de part et d’autre par d’immenses chutes d’eau, pour enfin laisser apparaître au loin un Inukshuk, une de ces statues de pierre qui indique un vestige du passé, une terre chargée d’histoire et d’énergie Par Delphine Rémillard Labrosse, Étudiante J’ai tout juste réalisé que, sur les mers, il n’y a aucun moment de véritable silence. Il y toujours le bruit et les vibrations des moteurs du bateau, le vent et les vagues qui s’entremêlent. Par contre, tout semble si paisible, dérangé que par notre passage éphémère (peut-être pas si éphémère à bien y penser avec les traces qu’on laisse par l’essence qu’on brûle). On oublie le son du moteur et on peut entendre les vagues se fracassant contre la coque du bateau, les oiseaux qui font la course au navire et même le vent faisant valser les drapeaux ornant le bateau. Ce matin, comme chaque matin, avant notre séance de yoga nordique sur le bateau et avant que tous se lèvent, je suis allée sur le pont. Quel sentiment incroyable que d’être seule dans le (quasi) silence du matin et de voir soudainement le brouillard se lever au fur et à mesure que le soleil se réveille et commence son travail. C’est comme un rideau qui se lève sur un spectacle. On vient tout juste, pendant que j’écris ces lignes, de quitter le fjord d’Iterbilung et juste comme on partait, le rideau s’est refermé sur ce paysage grandiose comme à la fin d’une représentation. Aujourd’hui nous naviguons en terrain mal cartographié, car très peu d’explorateurs s’y sont rendus. C’est incroyable de penser que mes yeux se posent où peu d’autres l’ont fait. Tout est à découvrir, surtout que ces terres sont en pleins bouleversements et en constants changements dus aux perturbations climatiques. Je dois dire que le paysage est à couper le souffle… et l’écriture…si difficile à vous décrire. Depuis quelques années, j’ai eu la chance de visiter plusieurs environnements. Généralement, on associe une couleur à un paysage: bleu pour la mer, beige pour le désert, vert pour la jungle, blanc pour l’Arctique, etc. Pourtant, à chaque découverte, je suis époustouflée de constater, qu’en fait, ces paysages recèlent des palettes entières de toutes les couleurs. Aujourd’hui, on aurait dit qu’un peintre était passé pour étaler toutes sortes de blancs et bleus sur les glaciers, toutes les teintes de vert, beige, terre, orange, rouille, rouge, gris, noir sur les montagnes et vallées. L’océan nous a aussi révélé une nouvelle coloration que je décrirais comme turquoise perçant (après bleu-marin franc…). Pendant que nous naviguions à travers la vallée creusée par le mouvement des glaciers, j’ai eu le sentiment d’être si petite dans toute cette grandeur. Par contre, pendant que je constatais la force incalculable de la nature, en même temps, je sentais toute sa fragilité alors que j’admirais les impressionnantes chutes d’eau créées par la fonte des glaciers. Crédits photos (à partir du haut): 1) Les étudiants s'amusent sur le pont.; 2) Fjord d'Iterbilung.; 3)Les étudiants chantent et jouent de la guitare dans le Fjord d'Iterbilung.; 4) Un bateau entre dans le fjord.

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