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Sentier

Par Jperino @Jonoripe

800px-Sentier-rando.jpgOn sait qu'il est difficile de sortir des sentiers battus. Le sentier est un chemin qui ne peut être parcouru que par des marcheurs. Pas de véhicule sur un sentier, pas d'odeur d'essence ou de diesel.

On peut, tout au plus, y croiser quelques vététistes électrifiés. En gros le sentier est écologique.

Il faut lire "Sur les chemins noirs" de Sylvain Tesson qui s'est refait une santé sur les sentiers des Alpes maritimes au Cotentin.

Si on sort des sentiers battus, on peut se perdre mais on peut aussi trouver un raccourci. C'est ce qui fait hésiter la plupart des gens. Peu d'entre nous sont capable de sortir des sentiers battus. Du coup le groupe, la société ne sort jamais des sentiers même quand le risque de se perdre (ou d'y perdre) est réduit à zéro.

Théorisé par l'économiste Paul David dans les années 1980, la path dependency (la dépendance au sentier) est l'effet de persister dans des choix adoptés, même si d'autre solutions meilleures existent, car il est difficile d'en changer. 

Changer ses habitudes demande trop d'efforts.

L'exemple type est le clavier QWERTY ou AZERTY conçu pour que les frappes des machines à écrire ne collisionnent pas mais pas idéal pour écrire en anglais ou en français. Dans les années 1930 August Dvorak met au point une disposition plus ergonomique du clavier.  Pour la langue française ceci donnera le clavier BEPO :

400px-KB_French_Dvorak_b%C3%A9po_simplifi%C3%A9.svg.png

Si le cœur vous en dit, vous pouvez installer ce clavier sous Windows. Mais personne ne le fait vraiment. Il faudrait une décision globale qui n'arrive pas.

Cet exemple montre que les décisions du passé, pour des raisons d’usages techniques ou organisationnels, de modes de pensée et d’intérêts politiques ou idéologiques, génèrent une forme de continuité, de conservatisme et de spécificités en matière de management, de politique économique ou d’organisation sociale.

Elles sont des freins au progrès et expliquent généralement les difficultés à engager de véritables réformes. Les ruptures supposent qu’un grand nombre de décideurs soient convaincus de la nécessité de dire « stop » et de la réussite de l’alternative (à l’instar d’Apple, Uber, de l'e-learning ou des relocalisations). Source


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