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La chute du roi Federer est toute relative

Publié le 18 août 2008 par Francisrichard
La chute du roi Federer est toute relativeIl est évidemment encore trop tôt pour dire si Roger Federer surmontera rapidement maintenant les déboires qu'il a connus en ce début d'année difficile, comparativement aux années précédentes, et qui lui ont coûté aujourd'hui 18 août sa première place dans le tennis mondial. Il dominait tellement ce dernier, et depuis tant de temps - 237 semaines consécutives -, que l'on avait oublié qu'il pouvait être vulnérable, donc détrônable.

On savait pourtant qu'il était humain. A preuve la création par lui d'une fondation dont le but est de financer des projets destinés à améliorer la situation d'enfants habitant des contrées défavorisés par l'enseignement et par le sport ( ici ). Mais on avait vu tant de fois au cours de ces derniers années qu'il avait en lui des ressources mentales hors du commun qu'on se prenait à penser qu'il surmonterait très vite, une nouvelle fois, l'adversité.

On savait que tout a une fin, mais ce garçon souriant était tellement sympathique, que l'on aurait voulu qu'il soit roi encore longtemps, pour le plaisir de contempler longtemps sa gentillesse. Il aura fallu la conjugaison d'au moins deux éléments décisifs pour que sa confiance en lui-même soit atteinte : une mononucléose et un adversaire redoutable et incontournable dans les grands moments.

Il s'est peut-être remis trop rapidement de sa mononucléose pour en être complètement guéri, et insuffisamment rapidement pour qu'il ait le temps de s'entraîner pour la saison. De plus le joueur hors pair qu'est Nadal a fait énormément de progrès au cours de la dernière année et avait trop d'ambition et de force de caractère pour jouer les éternels seconds. Il n'est certainement pas déshonorant d'être détrôné par un tel rival, qui n'a pas raté l'occasion.

S'il s'agissait d'un autre que Federer, les performances qu'il a réalisées depuis le début de l'année seraient considérées comme plus que remarquables, surtout compte tenu des circonstances. Il a été en finale de deux épreuves du Grand Chelem, Roland-Garros et Wimbledon, en demi-finale d'une autre épreuve du Grand Chelem, celle de Melbourne.

N'oublions non plus qu'il a été en finale à Monte-Carlo et à Hambourg et qu'il a remporté les tournois de Halle et d'Estoril. Si je compte bien il a remporté 45 victoires et essuyé 11 défaites. On peut donc dire que sa chute est toute relative, même si elle le place au 3ème rang de l'ATP Race derrière Nadal justement, et Djokovic, autre embusqué redoutable.

Il est donc important que Federer reprenne confiance en lui, car c'est surtout de cela qu'il s'agit. Aux Jeux Olympiques, avant d'être battu par Blake en quart de finale, il a montré qu'il pouvait sortir le grand jeu, celui du grand Federer, lors des précédentes rencontres. Aussi était-il réconfortant de voir la réapparition de son sourire après sa victoire en double aux côtés de Wavrinka en demi-finale, puis en finale. Il ne sera de toute façon pas venu pour rien à Pékin. 

Si l'on en croit les gazettes il a suffi que Stan dise à Rodgeur que son élimination du simple par Blake n'était pas la fin du monde pour que le bâlois ait un sursaut d'énergie et redevienne vainqueur, supporté par l'amitié de son compatriote vaudois. Cette solidarité dans l'épreuve, grande leçon de l'olympisme, lui aura au moins confirmé qu'il n'était pas seul au monde du tennis et que parfois les encouragements les meilleurs viennent tout simplement du coeur.

Francis Richard

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