
Dehors, il y avait la liberté qui lui faisait peur,
il y avait ce grand espace vide, comme si quelqu’un avait tout raflé le réduisant à son essence même.
Sa mémoire était blanche écarlate, et son corps répondait à ses attentes.
Il marchait un pas après l’autre, regardait le ciel, la rivière, la caresse légère de la brise matinale.
Il ne savait plus son nom, n’avait rien dans les mains, naviguait à vue.
Que faire de ses minutes qui s’écoulaient ?
Les voir s’écouler justement …
Que retenir de tous ses temps passés?
Rien, il fallait tout effacer, comme on passe une éponge sur le tableau noir.
Puisque rien ne sert de courir, à quoi bon partir ?
