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Les femmes, sexe faible face aux pulsions alimentaires

Par Benjamin Tolman
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New York, Etats-Unis - D’après les scientifiques, les femmes auraient plus de mal à résister à la faim que les hommes et cèderaient plus facilement à la tentation.

Une étude a prouvé que les femmes trouvaient plus difficile que les hommes de résister à la tentation quand on leur présentait un plat de bonne nourriture. Les scientifiques qui ont mené cette étude ont étudié des scanners de cerveaux de volontaires affamés, lesquels pourraient aider à expliquer pourquoi les femmes ont plus de risques de développer des troubles alimentaires et pourquoi les hommes trouvent plus facile de perdre leurs kilos en trop.
Selon le ministère de la Santé, trois adultes sur cinq en Grande-Bretagne présentent aujourd’hui un surplus pondéral, et 25 % sont cliniquement obèses, souffrant d'un excès de poids qui menace leur santé.

Les femmes ont plus de probabilités d’atteindre « l’obésité morbide », c'est-à-dire correspondant à un indice de masse corporel (IMC) supérieur à 40 (l'IMC moyen se situe entre 20 et 25).

L’étude a comparé l’activité du cerveau des hommes et des femmes pour voir si des différences biologiques, qui pourraient influencer la faculté à résister à la faim, existaient entre les deux sexes. Les chercheurs ont demandé à 23 volontaires, minces et en bonne santé, d’être très actifs pendant 17 heures. Puis, ils leur ont présenté leurs plats favoris, incluant des sandwichs aux œufs et au bacon, des hamburgers et des gâteaux au chocolat. On leur a alors demandé d'essayer de supprimer leur faim en dirigeant leurs pensées vers des sujets non liés à la nourriture. Le docteur Gene-Jack Wang, qui a mené l’étude au Brookhaven National Laboratory à New York, a ensuite effectué des mesures de leurs cerveaux grâce à la tomographie par émission de positons (TEP.

Il a trouvé que les hommes avaient en partie réussi à supprimer cette faim, la partie de leur cerveau liée à la faim étant moins active qu’avant. Mais chez les femmes, il n’y avait pas de changement significatif dans les modèles cérébraux. D’après le rapport, publié dans le journal Proceedings de l’académie nationale des sciences : "Le contrôle cognitif en réponse aux stimulations par l’alimentation, inférieur chez les femmes, contribue à expliquer les différences de taux d’obésité et d’autres troubles alimentaires chez les femmes et les hommes".

L’étude n’explique pas pourquoi les femmes ont plus de difficultés à résister à la faim, ni si la capacité des hommes à contrôler leur faim est "programmée" neurologiquement ou si ces différences sont liées au style de vie et/ou d’éducation.


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