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Le vin bio n'existe pas... Histoire et réglementation de la viticulture biologique

Par Ochato

La viticulture biologique est bien sûr une composante de l'agriculture biologique, apparue au début du XXème siècle.

Alors que l'arrivée d'engrais chimiques révolutionnait le monde agricole, le philosophe autrichien Rudolf Steiner s'inquiètait déja des effets de ceux-ci sur la 

Rudolf-Steiner
santé et l'environnement. Il va développer un système de pensée centré sur les phénomènes spirituels et les effets des interactions entre l’homme et son environnement, l’appliquant à des domaines aussi divers que l’architecture, l’éducation, la médecine, l’économie ou l’agriculture. Dans ce dernier domaine, il conçoit la nature comme un système global dans lequel l'humain, l'animal et le végétal sont liés.

Cette pensée jettera les bases de l'agriculture biologique puis de la biodynamie en trouvant écho dans toute l'Europe. En France, le précurseur sera Raoul Lemaire, produisant dès les années 20 un pain biologique.

Tout s'accélère avec la création en 1948 de la coopérative La Vie Claire sous l'impulsion de Henri Charles Geoffroy, tandis qu'en 1957, la société Lima, spécialisée dans les aliments biologiques, est créée. Le premier groupement d'agriculteurs bio est créé à Nantes en 1958, et en 1962 est fondée l'Association Française d'Agriculture Biologique.

En Juillet 1980, la France est le premier pays au monde à adopter une législation sur l'agriculture biologique, et les agriculteurs français, les premiers producteurs de bio (en 1985 la France représente 45% des surfaces agricoles cultivées en bio d'Europe).

La vie claire
Dix ans plus tard, le rapport s'est inversé, la France se retrouve en queue de peloton, alors que la demande en produits bio a dans le même temps explosé. Cet état de fait conduira en 1997 à l'élaboration par le Minsière de l'Agriculture d'un plan de reconversion.

En 1993, moins de 4000 ha de vignes étaient cultivés en bio. Ce chiffre était de 12 500 en 2000, et de 22 500 en 2007.

Depuis 2005, le label AB s'applique aux vins. Ceux-ci connaissent un vif succès, dont la principale raison est connue: privilégier un produit sain pour l'organisme, mais aussi pour l'environnement.
Rappelons que la vigne, qui occupe 5% de la surface agricole française, concentre 20% des pesticides utilisés. 

Pour être tout à fait exact, il faut cependant parler de vin issu de raisins bio, ("vin issu de raisins de l'agriculture biologique") plutôt que de vin bio. En effet, le label garantit que les raisins sont cultivés en agriculture biologique, mais il ne couvre pas ce qui se passe après la récolte (la vinification), où des produits chimiques peuvent être utilisés.

La Commission Européenne travaille donc à l'élaboration d'un cadre législatif

ORWINE
concernant les règles  de vinification biologique communes aux états membres, afin de pouvoir réellement parler d'un authentique vin bio. Pour cela, elle se base sur les conclusions du rapport ORWINE, présentées le 2 avril dernier. Le but du projet ORWINE était de recueillir un maximum de données sur le sujet, et de faire les premières propositions à la Commission.

Un texte définissant ce qu'est un vin biologique, aussi bien dans sa culture que dans sa vinification, devrait donc bientôt voir le jour. 

Vous voulez tous savoir sur le bio? Rendez donc viqite à notre ami Marcel Green!

Pour en savoir plus sur le programme ORWINE et ses conclusions

Monique Jonis, en charge d'ORWINE, détaille les différentes missions du programme sur www.showviniste.fr


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