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Anges et démons (Ron Howard)

Par Interstella_fr

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Je ne pense pas que j’y serais allée seule, voir celui-là. Pourtant, je ne fais pas partie des détracteurs extrêmes du Da Vinci Code, que je trouve simplement médiocre, mais bon, n’ayant lu aucun Dan Brown, je n’étais tout simplement pas  curieuse.

Mais finalement, je trouve que pour la deuxième fois, Ron Howard ne s’en sort pas si mal, et nous fournit un divertissement qui parfois a des élans de bêtise assez effarants (mais plus drôles qu’affligeants), mais qui la plupart du temps, arrive à tenir à route.

Là, beaucoup d’écueils dans la narration (chaque “étape” est un peu répétitive, et la gestion du temps - “oh il est 21h58, zut alors” - n’est pas très bien assurée). Quelques détails font lever les yeux au ciel, mais rares sont les films d’action qui ne contiennent pas un paquet d’invraisemblances, non ? Ici, l’invraisemblance est carrément élevée en étendard, tellement présente et évidente qu’on finit par l’accepter et par ne plus la voir.

Tom Hanks passe ici un peu en touriste, et même s’il garde un air concerné, on le sent un peu extérieur. Sa comparse féminine joue les faire-valoir et Armin Mueller-Stahl (L’enquête, Les promesses de l’ombre) tient son rôle habituel de vieil homme grave et mystérieux, vaguement inquiétant.

Celui qui m’a motivée à faire le déplacement, vous vous en doutez, c’est Ewan McGregor. Et en effet, ça a été mon intérêt numéro 1 pendant le film :

Cliquez si vous ne craignez pas les spoilers

En effet, dès son apparition, je l’ai trouvé bien louche, ce petit camerlingue. Bon, déjà, Ewan McGregor en soutane, on ne me la fait pas. Mais même, ce petit air doux, ces paroles affables… Trop honnête. Tout de suite, je me dis “C’est lui le méchant”. Puis, tout au long du film, je ne cesserai de revenir sur ce postulat - trop simple pour être vrai, non ? Postulat qui se trouvera enfin confirmé à la réplique “C’est lui qui a l’arme !”, avant d’être mis à nouveau à mal par le sacrifice aérien, puis confirmé pour de bon par le rebondissement final.
Ces montagnes russes ont été une vraie attraction pour moi, l’intérêt étant de décrypter les mots, chaque parole du camerlingue, et de détecter, au fond, de quel côté il se trouve. Son discours sur la science et la religion, dans le conclave, est à cet égard assez passionnant. Et c’est en ça que je trouve le pari réussi : Ron Howard nous met nous aussi dans une position d’enquêteur, à chercher les signes, les mots, les symboles.

J’oublierai ce film sûrement aussi vite que le Da Vinci Code, mais sincèrement, je trouve que ces deux films sont loin d’être honteux.

Un chapeau tout particulier pour le petit mouvement de doigts que fait Tom Hanks à la fin en tendant une tasse chaude à sa comparse. On sent l’acteur très content d’être habité jusqu’au bout des ongles. Hilarant.

Et bien sûr, je ne peux pas rester de marbre devant l’ignominie de Cliquez si vous ne craignez pas les spoilers

l’arrachage de page d’un livre des Archives Vaticanes, qui passe pour une bonne blague. Proprement honteux !

J’allais oublier.
La plus belle ville du monde.
Vaut au moins 3 étoiles dans ma note.


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