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Verre de vin quotidien : Panacée ou mort accélèrée ?

Par Findawine

Bien que ce soit l’été, que les oiseaux chantent et que le soleil brille, une pluie s’est récemment abattue sur nos têtes.

C’est une pluie de rapports médicaux établissant, ou non, des corrélations entre vin et maladie.

Dans le ring, trois rapports s’affrontent :

Le premier, publié en 2007 par l’Institut National du Cancer, établi avec certitude que la consommation d’un verre de vin quotidien augmenterait le risque de cancers, de 9 à 168% selon la localisation. Il affirme que la consommation d’alcool serait responsable de 10,8% des cancers chez les hommes, et de 4,5% chez la femme, et toucheraient principalement la bouche, le pharynx, l’œsophage, le colon-rectum, le sein et le foie. Le rapport ne fait pas de distinction entre les alcools, car c’est l’éthanol qui est directement visé. Une fois dans l’organisme, ce dernier se transforme en acéthaldéhyde, molécule cancérigène.

Le deuxième,  publié en juillet 2009 par le Haut Conseil de la Santé Publique, à été commandé par Roselyne Bachelot en réaction à la publication du premier. Il estime qu’il ne faut pas préconiser l’abstinence totale vis-a-vis de l’alcool, et réaffirme ce qu’on l’on conseillait déjà depuis des années : ne pas dépasser trois verres par jour pour les hommes et deux pour les femmes. Le HCSP reproche à l’INC d’avoir volontairement écarté les vertus du verre de vin quotidien dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires, et estime que “une recommandation nutritionnelle à visée de santé publique ne peut être basée sur une morbi-mortalité spécifique, en l’occurrence le cancer, mais doit prendre en compte l’ensemble des effets et impacts potentiels”.

Enfin, une dernière étude vient conforter tout le monde dans sa position. Présentée lors d’un congrès d’experts de la maladie d’Alzheimer à Vienne, ce rapport estime qu’une consommation régulière mais réduite de vin réduit la possibilité de contracter cette maladie de 37%, mais qu’une consommation excessive double ce risque.

Je pense qu’il faut juste garder en tête qu’une consommation réduite reste un plaisir, et qu’une consommation trop importante est une maladie, en plus d’en générer d’autres. Que c’est la liberté de chacun qui prévaut, et qu’on éduque pas une personne ou une société avec des interdictions, sans compter qu’on n’échappe pas à la grande faucheuse. Bref, beaucoup d’études pour en revenir au bon sens populaire…

Et comme disait le grand Pierre Desproges : “Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. De même qu’il faut boire pour vivre et non pas vivre sans boire, sinon c’est dégueulasse.”

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